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jeudi 8 décembre 2022

De choses et d’autres - Location ministérielle

Il paraît qu’être ministre ne rapporte pas tant que cela d’argent. Le salaire est sans doute important, mais le boulot harassant. On s’aperçoit d’ailleurs que plusieurs membres du gouvernement actuel ont des fonctions au sommet de l’Etat mais n’attendent pas le début du mois pour sortir la tête de l’eau et leurs finances d’un découvert problématique comme une grande majorité des Français. Ils sont quand même près d’une vingtaine à déclarer un patrimoine de plus d’un million d’euros.

Champion toute catégorie Franck Riester, ministre des relations avec le Parlement. Sa fortune dépasse plus de 10 millions d’euros.

Par contre, le plus à plaindre semble Sébastien Lecornu, ministre des Armées. Certes, il possède une maison estimée à 500 000 €, mais n’a que 1 201 € sur ses trois comptes en banque et livrets. De plus, il n’a pas de voiture et doit rembourser tous les mois 3 510 € pour deux prêts (immobilier et à la consommation). Et il n’a ni montre de luxe comme Éric Dupond-Moretti ni tableaux à l’image d’Agnès Pannier-Runacher…


Ce classement rendu public le 1er décembre est la cause de la démission de Caroline Cayeux. Elle était en désaccord avec l’estimation de plusieurs de ses biens immobiliers : un immeuble parisien avec vue sur la tour Eiffel et une grande villa à Dinard, avec « accès direct et privatif à la plage de l’Écluse » selon la petite annonce publiée par l’ex-ministre.

Car cette villa, elle la loue régulièrement. Mais attention, on est loin du Airbnb bon marché. Il vous faudra débourser 1 150 € pour y passer une nuit. Certains fustigent Emmanuel Macron, président des riches. Je ne sais pas si c’est justifié, par contre, son gouvernement est riche. Tout court !

Billet paru en dernière page de l’Indépendant le lundi 5 décembre 2022

vendredi 3 juillet 2020

De choses et d’autres - Brevet de ministre

On a longtemps cru que pour devenir ministre, il fallait forcément être diplômé de l’ENA. Alors que se profile un nouveau remaniement du gouvernement, les commentateurs politiques recommencent à faire leur petit jeu de chaises musicales dans l’optique de la « grande concorde » voulue par Emmanuel Macron. 

Des listes commencent à circuler. Beaucoup d’élus de droite (dont Jean Castex, maire LR de Prades et M. Déconfinement), de moins en moins de gauche, aucun écologiste : la montagne risque d’accoucher d’une souris. Alors sans doute pour masquer ce nouveau virage à droite, quelques noms sont sortis du chapeau. Eux ne sont pas passés par l’ENA mais on les a beaucoup vus dans les pages people des magazines féminins. Car pour occuper le poste de ministre de la Culture, la lutte serait acharnée entre Claire Chazal et Jean-Michel Jarre. 

D’un côté l’ancienne gloire des JT de TF1, débarquée au profit d’une jeunette qui n’a pas duré. De l’autre le fabricant de tubes planétaires, spécialistes des concerts monumentaux, type d’événement en voie de disparition en ces temps d’après covid-19. Tous les acteurs de la culture, les intermittents notamment, seront rassurés si leur sort est désormais confié aux mains d’un de ces deux experts. 

Mais pourquoi ne pas demander encore plus ? De véritables champions culturels français. Quitte à bousculer, mieux vaut offrir le poste à Dany Boon. Lui au moins saura transformer son ministère en entreprise extrêmement lucrative. A moins de faire le choix du roi. Je verrai carrément Jean-Paul Rouve à Matignon. C’est tellement évident, un Tuche au pouvoir et tous les problèmes sont derrière nous.  

(Chronique parue en dernière page de l'Indépendant le vendredi 3 juillet)