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mercredi 3 janvier 2018

DVD et blu-ray - Qui sont "Les Proies" en temps de guerre ?

Film étouffant que ces « Proies » de Sofia Coppola. En pleine guerre de sécession, l’immense demeure d’une plantation à l’abandon sert de dernier refuge à une institution pour jeunes filles. Six femmes, de 12 à 45 ans, vivent cloîtrées, entendant au loin le son du canon. 

Quand une des plus jeunes, en cherchant des champignons dans les bois, dé- couvre un soldat yankee blessé à la jambe, sa charité chrétienne la pousse à l’aider et à le ramener à la propriété. Un homme, six femmes : le huis clos peut débuter, chargé de tensions sexuelles et de non-dits. Le soldat (Colin Farrell), aurait pu être dénoncé immédiatement aux Sudistes, mais la maîtresse de maison Miss Martha (Nicole Kidman), sur la demande insistante de Edwina (Kirsten Dunst), décide de le soigner. Quelques jours de répit pour qu’il reprenne des forces. Mais cet homme, dépendant car blessé, tourneboule les têtes des jeunes filles et la nuit des drames se jouent.

Remake d’un film de Don Siegel, « Les Proies » de Sofia Coppola prend le parti des femmes. Exactement, la réalisatrice donne la vision des faibles femmes face au soldat, habitué à violenter et tuer. Un film présenté à Cannes et qui a surtout marqué par son esthétique très léché. Costumes, décors, éclairages : tout est travaillé au millimètre. Un peu aux dépens de l’intrigue, assez molle. Mais dans l’ensemble le film donne l’occasion à tous les acteurs de réaliser des performances trop rares dans le cinéma américain.

DVD et blu-ray proposent deux making-of, un sur la genèse du projet et le choix du casting, l’autre plus orienté vers l’adaptation et le travail maté- riel, décors et costumes.

➤ « Les Proies », Universal, 16,99 € le DVD, 19,99 € le blu-ray

mercredi 8 avril 2015

DVD - Une peluche craquante

Les aventures de l’ours Paddington, entre tendresse et humour anglais.


Petit ours orphelin cherche foyer accueillant. Le film de Paul King, adapté des livres pour enfants de Michael Bond, débute comme une annonce du Bon Coin. Mais en Angleterre, les aventures de Paddington ont bercé plusieurs générations de gamins. Une histoire archiconnue, revisitée grâce aux techniques d’animation les plus modernes. L’ours, adorable petite peluche sous son chapeau rouge, devient un personnage à part entière s’intégrant parfaitement dans les scènes tournées par des acteurs en chair et en os. L’effet est bluffant. Ours du Pérou, vivant au plus profond de la forêt, Paddington devenu orphelin va tenter de retrouver l’explorateur qui a donné des rudiments d’anglais à sa famille. Il traverse l’Atlantique en passager clandestin, caché dans un canot de sauvetage, se nourrissant exclusivement de marmelade, son péché mignon.


Mais une fois arrivé dans la capitale anglaise, il déchante. Il n’est qu’un étranger parmi d’autres et est rejeté par une population stressée et déshumanisée. Heureusement il croise le chemin de la famille Brown. Si le père tente de l’ignorer, la mère, gentille rêveuse le cœur sur la main, se propose de l’héberger pour une nuit. À la grande joie de leurs deux enfants.
La première partie du film est bourrée de gags. L’ourson, très naïf, accumule les gaffes transformant l’appartement des Brown et véritable champ de bataille. La scène de la salle de bains, notamment des brosses à dents, est irrésistible. La suite devient plus dramatique avec l’irruption de Millicent (Nicole Kidman), une taxidermiste qui voudrait bien ajouter ce trophée à son tableau de chasse. Ce film est proposé avec de nombreux bonus, notamment un reportage sur les séances de doublage en français. Guillaume Galienne explique comment il s’est approprié le personnage de Paddington. Instructif et passionnant.

« Paddington », Studiocanal, 19,99 euros le DVD, 24,99 euros le blu-ray.

jeudi 15 mai 2014

DE CHOSES ET D'AUTRES (spécial Cannes) - J'ai vu Grace...

Je ne suis pas à Cannes, mais j'ai quand même eu la chance de voir 'Grace de Monaco' le film d'ouverture présenté hier soir au Palais des Festivals. Pas de passe-droit de journaliste accrédité, juste la possibilité de me libérer deux heures en début après-midi et d'aller dans une des nombreuses salles qui programme le film d'Olivier Dahan.
Terminées les polémiques, jugeons sur pièce. Je précise d'entrée que je n'ai jamais été fan des histoires de têtes couronnées. Mais j'aime beaucoup les actrices, celles qui arrivent à transcender l'art de la comédie. Donc le film ne me plaît qu'à moitié. L'interprétation de Nicole Kidman dans le rôle de Grace Kelly est convaincant. Elle est moins crédible en Grace de Monaco. Le film montre comment la petite Américaine rêveuse, fière de son mariage royal, se transforme en princesse de fer prête à tout pour sauver sa famille et au passage sa principauté. Le rôle du méchant est tenu par De Gaulle, le président français qui veut étrangler le peuple monégasque en lui faisant payer - sacrilège suprême - des impôts. On est en 1962 et finalement Monaco gardera son statut particulier devenant de fait un des paradis fiscaux les plus renommés. Et grâce à Grace, selon le film ! Tous les milliardaires de la planète devraient lui élever une statue et la vénérer éternellement.
A Cannes, le film 'Grace de Monaco' est programmé hors compétition. Heureusement pour Olivier Dahan car ce n'est pas avec ses interminables plans de palais d'opérette, toilettes chics et séances de confession qu'il aurait obtenu la Palme d'or.