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lundi 3 octobre 2016

DE CHOSES ET D'AUTRES : L'agonie de l'infraction

Journée noire ce samedi. Dès 9 h 30 je reçois un email me signalant une énorme faute dans la chronique du jour parue à cette même place. Marcel, lecteur narbonnais, me faisait remarquer sans méchanceté que le sourire de Michelle Obama qualifié d'"effraction" était peut-être une coquille.
Non, pas de coquille en l'occurrence, une grosse erreur sur certains mots de la langue française que je confonds et intervertis depuis mon plus jeune âge. Entre effraction et infraction, la différence est minime, mais suffisante pour changer la signification d'une phrase. Seconde fois que des lecteurs me reprennent après un "agonir d'injures" devenu sous ma plume un dramatique "agoniser d'injures". Bref, pour quelqu'un qui se targue parfois de donner des leçons, je ferais mieux de retourner à l'école.
Pourquoi ces erreurs ? J'ai beaucoup réfléchi ce week-end à ces lacunes récurrentes. J'en arrive à la conclusion qu'elles résultent, au choix, de mon passé de gaucher contrarié, d'une dyslexie ignorée voire d'un autisme type Asperger non diagnostiqué (vous pouvez aussi penser que je suis atteint de ces trois dysfonctionnement (même si le dernier n'en est pas un) et m'accabler (mince, j'écris de plus en plus comme Philippe Jaenada en multipliant les parenthèses dans les parenthèses (Jaenada qui n'est pas mal dans son genre puisqu'il a passé une année enfermé dans son appartement sans sortir une seule fois) (que ceux qui suivent me disent à quel endroit il convient de refermer la parenthèse… Moi, je suis complètement perdu)))).

dimanche 5 janvier 2014

DE CHOSES ET D'AUTRES - Sourire de bonne année

Pour la nouvelle année, parmi mes bonnes résolutions, j'ai décidé d'admettre mes erreurs. Surtout pour faire plaisir à ma femme, désespérée par ma mauvaise foi crasse. A moins que je ne fasse comme Frédéric Lefebvre, ancien ministre et député UMP.
Sur son compte Twitter, le 1er janvier, ce message fait sensation : "Je vous souhaite une excellente année 2014. Que le bonheur et la réussite vous sourisse en cette année d'élections". Sourisse... Fâché avec la littérature française (à la question quel est votre livre préféré il avait répondu "Zadig et Voltaire" comme la marque de vêtements), il l'est également avec la conjugaison du verbe sourire.
Quand on lui fait remarquer l'énorme faute dans ses vœux, plutôt que de reconnaître l'erreur, il tente une explication tirée par les cheveux : son compte a été piraté. Réplique immédiate de plusieurs sceptiques : mais quel est ce hacker bienveillant qui trouve la faille dans un compte Twitter et se contente d'envoyer des vœux aux abonnés ?
La vérité est ailleurs (© Mulder). On la devine dans la suite du communiqué publié par le député. Il y explique que ses équipes ont depuis changé les mots de passe et réduit le nombre de personnes ayant accès à son compte. Comme beaucoup, Frédéric Lefebvre a dû déléguer la corvée de vœux. Laquelle est tombée sur le stagiaire, certainement mal réveillé après une nuit de fiesta.
Donc la prochaine fois que ma femme me prend en défaut, ce sera la faute, au pire d'un pirate, au mieux du stagiaire... Frédéric Lefebvre, encore merci pour cette jurisprudence sourissante.
 

jeudi 17 octobre 2013

NET ET SANS BAVURE - Stajière* aux manettes

Se moquer des erreurs des autres n'est guère charitable alors qu'on en commet soi-même. A l'Indépendant on en laisse passer quelques-unes. Enaurmes* parfois. Et elles restent, car imprimées. Vous retrouvez les plus savoureuses dans notre dossier Bol d'Air de fin d'année, un must.
Dans le Canard Enchaîné, les coquilles sont collectées dans la célèbre rubrique « Rue des petites perles ». Anxieux, je la parcours chaque semaine en espérant ne pas m'y retrouver épinglé...
Les chaînes d'info en continu proposent aussi du texte à lire. Des télex éphémères, au bas de l'écran, souvent composés à la hâte. La légende veut qu'à iTélé c'est un stagiaire qui s'y colle. Résultats : quelques aberrations à se rouler par terre. Souvent corrigées dans la minute, elles sont très fugaces. Pour s'en délecter il s'agit d'ouvrir l'œil. Aujourd'hui -gloire à internet- vous les retrouvez durablement sur un blog intitulé simplement « Le stagiaire d'iTélé », dans des captures écran des meilleures approximations de ces derniers mois. Petit florilège pour la postérité : « Accident de train à Jean-Jacques* de Compostelle », « 100 détenus en grève de la fin* », « De notre correspondante à Londres (Etats-Unis*) » . Enfin savourez cette dernière, digne d'une réplique de Bérurier dans les enquêtes de San-Antonio : « C'est tellement facile de trouver un bouquet missaire*. »
* Il fallait lire, dans l'ordre : stagiaire, énormes, Saint-Jacques, faim, Grande-Bretagne, bouc-émissaire.

Chronique "Net et sans bavure" parue ce mardi en dernière page de l'Indépendant.