Si Georges Marchais n’a pas eu sa peau et ne l’a jamais fait taire, Bruno Le Maire a osé se rebeller lors du 3e débat de la primaire de la droite. Une remise en place sèche et nette qui n’est pas passée inaperçue. Finalement ce sont les audiences qui auront eu raison du marathonien de l’interview politique, de l’insubmersible journaliste Jean-Pierre Elkabbach.
A 79 ans et après plus d’un demi-siècle de présence quasi continue à la radio ou la télévision, le champion de l’analyse de la Ve république n’officiera plus en direct le matin sur Europe 1 dès le mois prochain. Les mauvais résultats de la matinale nécessitent une réforme. Il est le premier à en faire les frais. Une mise au placard, pour beaucoup d’observateurs, d’un homme qui n’a pas su prendre la mesure du renouvellement politique de ces derniers mois. Mais attention, il n’a pas encore dit son dernier mot et restera à l’antenne chaque samedi et dimanche, à 8 h 20, toujours dans sa discipline favorite : l’interview politique.
Régulièrement moqué par Nicolas Canteloup dans sa Revue de Presque pour la doudoune qu’il quittait rarement, Jean-Pierre Elkabbach n’appréciait pas les allusions de l’humoriste à propos de ses séjours réguliers dans un palace au Maroc. Il aura désormais encore plus de temps pour aller se ressourcer dans cette Afrique du Nord qu’il n’a jamais oubliée (il est né à Oran) et qui reste encore très présente dans son cœur.
Quelques chroniques de livres et BD qui méritent d'être lus et les critiques cinéma des dernières nouveautés. Par Michel et Fabienne Litout
Affichage des articles dont le libellé est europe 1. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est europe 1. Afficher tous les articles
mardi 13 décembre 2016
mercredi 26 août 2015
DE CHOSES ET D'AUTRES : Fuites de radios actives
Le Billet de Charline : "La Légion d'honneur... par franceinter
dimanche 8 février 2015
DE CHOSES ET D'AUTRES - Radio d'antan complètement déjantée
Europe 1 a fêté cette semaine ses 60 ans. La radio « périphérique » selon l'expression de l'époque, a révolutionné le genre. Pub et bonne humeur ont rapidement conquis les auditeurs. Et Louis Merlin, directeur de ces années-là, lance le premier mercato des ondes en débauchant Pierre Dac et Francis Blanche de la Chaîne Parisienne. Leur mission : imaginer un feuilleton loufoque capable de tenir la France en haleine. Ce sera « Signé Furax » diffusé entre octobre 56 et janvier 60. Ce chef-d'oeuvre de drôlerie, véritable phénomène de société, est à redécouvrir avec la parution dans la collection Omnibus de la première saison intitulée « Le Boudin sacré ». Près de 800 pages de péripéties incroyables avec un héros, Furax, clone de Fantômas et d'Arsène Lupin et les ping pong verbaux des inspecteurs Black & White, interprétés à l'antenne par leurs propres créateurs. Alors si les saillies de Cyril Hanouna ne vous font pas rire, si Ruquier vous désole et que Nagui vous indiffère, plongez dans cette saga en 125 épisodes où les Babus, adorateurs du boudin sacré, tentent de dominer le monde en dérobant les plus beaux monuments de Paris.
« Signé Furax, le Boudin sacré », Omnibus, 24 euros.
« Signé Furax, le Boudin sacré », Omnibus, 24 euros.
mardi 16 septembre 2014
DE CHOSES ET D'AUTRES - Ondes agressives entre Bourdin et Canteloup
Canteloup un peu relou, Bourdin lâche les chiens. L'humoriste d'Europe 1 a pris l'habitude d'envoyer des piques au présentateur de la matinale de RMC. L'imitateur assimile celui-ci à un soutien déguisé du Front national et l'accuse de ne donner la parole qu'à des caricatures de Français mécontents. Rien de bien méchant, mais Jean-Jacques Bourdin vient du Sud, du Gard exactement.
Mercredi en direct à l'antenne, il a un peu craqué. Et de menacer Canteloup : "J'irai l'attraper au collet et lui dire ce que je pense. Car je ne pense pas que ça soit un homme... » Une centaine d'années plus tôt, ces menaces physiques se seraient réglées en duel. Sur le pré, point de quartier. En l'occurrence Canteloup ne peut tirer qu'une seule arme de sa manche : son humour.
Alors le lendemain il en remet une couche et consacre près de la moitié de sa "Revue de presque" à l'événement. Il a beau jeu car la veille, pour couronner le tout, RMC était victime d'une panne générale d'électricité. En plein milieu de la matinale, coupant la chique à un Bourdin qui d'ordinaire ne s'en laisse pas conter, notamment par les politiques à la langue de bois. Canteloup lui fait donc dire : "Déjà qu'on n'est pas des lumières à RMC, si en plus on nous coupe le courant... »
Telle est la situation ce week-end. La suite (car Canteloup et ses auteurs lâchent rarement leurs têtes de Turc) nous l'entendrons ce matin à 8 h 45 sur Europe 1.
À moins que, comme le rappeur Rohff après son différend avec Booba, Bourdin ne fasse une descente dans la station concurrente avec ses hommes de main (Moscato et Brunet) et ne tabasse le stagiaire de l'accueil.
Inscription à :
Commentaires (Atom)

