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lundi 2 octobre 2023

Cinéma - “Bernadette” : de l’ombre au biopic romancé

Catherine Deneuve dans le rôle de Bernadette Chirac ! C'est le postulat improbable de "Bernadette", comédie de Léa Domenach sur la vie (un peu imaginée) de la femme de Jacques Chirac. 


Catherine Deneuve ose tout. Celle qui a incarné le summum de la beauté dans nombre de ses films, endosse pour le film de Léa Domenach les tailleurs démodés de Bernadette Chirac dans un biopic ouvertement romancé.

Bernadette, figure de la droite française, d’une certaine rigidité, du passé, de l’effacement. Des clichés que le film tente de mettre à mal. « Maman » comme Jacques Chirac se plaît à la surnommer, est longtemps maintenue dans l’ombre. Comme si elle faisait honte à l’homme politique et surtout à sa communicante de fille Claude (Sara Giraudeau).

L’épouse effacée va finalement prendre ses aises avec l’aide d’un conseiller interprété par Denis Podalydès, superbe trouvaille du film, un certain Niquet (nom que tout le monde transforme en Mickey). Surtout, elle aurait une vision politique quasi parfaite, prévoyant l’échec après la dissolution et même Le Pen au second tour. Seuls les spécialistes de la vie à l’Elysée sauront trier entre le vrai et le romancé. Mais l’intérêt du film n’est pas là, au grand désespoir de certaines militantes de la première heure du défunt RPR.

Bernadette vaut surtout pour le portrait d’une femme qui trop longtemps a fait des sacrifices pour permettre à son mari de briller sous les ors de la République. Catherine Deneuve en s’emparant du personnage a certainement apprécié la seconde partie de l’histoire, quand l’épouse modèle décide de voler de ses propres ailes, devenant encore plus populaire que son mari. Un destin à la française.

Film de Léa Domenach avec Catherine Deneuve, Denis Podalydès, Michel Vuillermoz, Sara Giraudeau.

lundi 1 novembre 2021

Cinéma - “De son vivant”, filmer la maladie jusqu’au bout

Benoit Magimel. Laurent Champoussin/Les films du Kiosque

L’hôpital a pris une place prépondérante dans notre vie, depuis quelques années. Encore plus avec la crise sanitaire. Le cinéma, aussi, s’intéresse à ce lieu clos si particulier. Après La fracture, vision très réaliste (et peu optimiste) du système de santé hospitalier français, De son vivant, d’Emmanuelle Bercot, offre une vision moins clivante de ce monde. Pas de brancard dans les couloirs, d’infirmières à bout, de médecins épuisés et de proches énervés pour cause d’attente et de manque évident d’information. Là, tout est beau, simple, carré, évident. La réalisatrice assume ce parti pris, pour raconter une histoire de sentiment autour de la mort. Un mélo qui va faire pleurer le public. 

Quand Benjamin (Benoît Magimel), apprend qu’il est atteint d’un cancer, il espère s’en sortir. Il est encore jeune. Mais, la maladie, souvent, se moque des âges et frappe sans chercher la moindre logique. Alors que Benjamin se voit dépérir, sa mère, Crystal (Catherine Deneuve), doit faire face à cette douleur immense de voir son enfant mourir à petit feu. Entre les deux, le cancérologue doit composer. Un médecin interprété par un véritable chirurgien qui a soufflé l’idée du film à la réalisatrice. On est, donc, face à une forme très hybride du mélo à base de faits scientifiques avérés. Étonnant et parfois un peu dérangeant.

Film d’Emmanuelle Bercot avec Catherine Deneuve, Benoît Magimel, Gabriel Sara