Avec cet humour décalé qu’ils ont toujours eu (Ferri depuis ses années Fluide Glacial, Conrad en agitateur du vénérable magazine Spirou du temps des « Hauts de page »), les deux auteurs de la reprise d’Astérix et Obélix ont expliqué que leur mission, tous les deux ans, est « de sauver l’édition française ». Un rôle économique qui ne doit pas les détourner de leur véritable mission : faire rire les Français et quelques millions d’Européens.
Passons sur les chiffres astronomiques du tirage (Idéfix doit se lamenter de tous ces arbres abattus) et recentrons-nous sur le fond. Avec confiance car le duo, depuis la reprise avec bénédiction d’Uderzo, affine sa complicité, marque un peu de son empreinte la série et surtout est à la hauteur des albums de l’époque bénie. Une histoire de course de chars à travers l’Italie, source inépuisable de gags car toutes les nations de l’empire participent à ce rallye. L’occasion de se moquer du nationalisme, de l’esprit de compétition, de la pub et même, les petits chenapans, de la presse. C’est succulent, on en redemande.
➤ « Astérix et la Transitalique », éd. Albert René, 9,95 €
Les premiers pas du Petit Nicolas
Pour les nostalgiques de la verve de René Goscinny, ceux qui ne supportent pas que d’autres s’essaient à faire vivre ses personnages (voir ci-dessus), chance avec l’exhumation de la première bande dessinée du Petit Nicolas. Car contrairement à ce que tout le monde croit, le jeune héros dessiné par Sempé a débuté en bande dessinée. Les découvrir dans cet album est un plaisir qu’il serait idiot de se priver.
➤ « Le Petit Nicolas », Imav Editions, 12,90 €


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