Toute rentrée littéraire offre son lot de premiers romans. Des voix originales se font entendre au milieu des ténors des lettres françaises.
Il y a également quelques listes pour donner encore plus de foisonnement à ce roman. Des animaux exterminés (dodo, patomachère ou rythine) ou des villes improbables, jamais visitées par le héros mais qui ornent les timbres qu'il collectionne (Keszthely, Oranjestad, Udaipur...). Pourtant l'idée du roman est excellente. Un homme, normal à en être indécent, lassé de sa vie, décide de louer l'appartement situé juste en face du quatre pièces qu'il occupe depuis des décennies avec femme et enfant. Il disparaît tout en observant sa famille...
Le problème, c'est qu'il ne se passe pas grand chose. Et quand cela devient un peu animé, l'auteur choisit une voie qui étonnera (voire chagrinera) le lecteur qui est allé jusque là...
Fuite vers le Sud
Mais au fil des pages, ce joli paysage se craquelle. Quelles étaient exactement les relations de de Philipe et de sa sœur. Et quel rôle a exactement la petite Marie.
La tension va aller crescendo, pour atteindre son summum après une fuite désespérée vers le Sud. Sans jamais trop en dire, ce premier roman aborde un problème épineux et tabou. L'auteur en parle avec détachement, sans jamais juger ses personnages.
« En face », Pierre Demarty, Flammarion, 17 €
« Un été en famille », Arnaud Delrue, Seuil, 16 €
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