Affichage des articles dont le libellé est télétravail. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est télétravail. Afficher tous les articles

dimanche 3 mars 2013

Billet - L'énergie de Yahoo! contre le télétravail

Coup de tonnerre pour les inconditionnels du télétravail. Yahoo! vient de rouvrir le débat sur son intérêt aux États-Unis. La patronne du groupe  internet
, Marissa Mayer, a décidé que tous les salariés seraient désormais obligés de venir au bureau, pour « ressentir l'énergie et l'excitation » du travail en équipe, selon un document interne dévoilé par le Wall Street Journal. « La vitesse et la qualité sont souvent sacrifiés quand on travaille de la maison. Nous avons besoin d'être un Yahoo! uni, et cela commence en étant physiquement ensemble », souligne-t-elle.
Qu'une des plus grosses entreprises d'internet décide de se recentrer est un signe fort. La dématérialisation du travail de bureau a ses limites. Isolé, l'employé peut prendre des libertés inadmissibles au siège. Certains petits  malins savent que le télétravail permet de faire autre chose en parallèle comme cuisine, ménage, distraction (télé, lecture...) voire fumer ou... dormir. Pas évident de piquer un petit roupillon devant son écran dans un open space. On a toutes les chances de retrouver la photo du délit sur un réseau social où on n'a pas que des amis. 
Chez vous, glissez en toute décontraction dans les bras de Morphée pour cette petite sieste réparatrice. De plus, de retour au bureau vous devrez de nouveau supporter frontalement les humeurs et réflexions cassantes du petit chef et les blagues pourries de Marcel Tricard à la machine à café. 
Entamer la conversation avec la nouvelle stagiaire aussi. Et ça, c'est mieux que Chatroulette ou Meetic.

Chronique "ça bruisse sur le net" parue en dernière page de l'Indépendant

samedi 19 janvier 2013

Billet - Le roi du télétravail

Je ne me féliciterai jamais assez de l'apparition du télétravail. Cette invention est une bénédiction pour moi. J'écris ces lignes confortablement installé dans mon salon, tasse de café maison à portée de main et une cigarette aux lèvres. Le plaisir de fumer en écrivant, disparu depuis quelques années dans les rédactions, est toujours autorisé aux télétravailleurs. 

Pas très politiquement correct sans doute, mais peu de chose à côté de l'histoire de Bob, un ingénieur américain à qui l'on peut décerner le titre de roi du télétravail. Chargé de développer des programmes informatiques pour son entreprise, Bob imagine une combine géniale. Il sous-traite son travail à une société en Chine. Il se contente, chaque matin, de donner les directives à une entreprise chinoise, puis de passer ses journées à surfer sur le net (facebook, ebay, vidéo en streaming...). En fin d'après-midi, il récupére les fichiers et programmes et les communique à sa hiérarchie... 

Le pot-au-roses est découvert après un audit de sécurité. Les connexions avec la Chine sont prises par la direction pour des attaques de pirates... En fait les Asiatiques étaient leurs meilleurs éléments car Bob se voyait régulièrement félicité pour son « travail ». Son subterfuge découvert, désormais Bob pointe au chômage. Enfin, il demande peut-être à des Chinois de le faire à sa place. Il n'y a pas de raison qu'il abandonne un aussi bon plan. 

Chronique "ÇA BRUISSE SUR LE NET" parue ce samedi en dernière page de l'Indépendant