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lundi 13 novembre 2017

De choses et d'autres - Nutella originel

Il y a des monuments auxquels il est risqué de s’attaquer. Je ne parle pas du général De Gaulle mais de la recette du Nutella, célèbre pâte à tartiner au chocolat. Il est de bon ton de la critiquer ouvertement, notamment en raison de la forte teneur en huile de palme dans la recette. Mais en secret, tout le monde aime en tartiner un morceau de pain frais, voire plonger le doigt dans le pot et le lécher avec gourmandise. Bref, comme tout ce qui est bon sur le moment mais aux conséquences désastreuses sur le long terme, le Nutella déclenche des passions souvent injustifiées et encore moins compréhensibles.

Dernier épisode en date, des consommateurs allemands au palais particulièrement fin, ont trouvé que le goût du produit avait quelque peu changé. Une saveur un rien moins chocolatée selon ces experts. Alors ils ont regardé sur l’étiquette et ont déchiffré la liste des ingrédients et ont constaté en comparant avec un vieux pot, que le pourcentage de lait écrémé en poudre est en nette hausse. De 7,5 % elle passe à 8,7 %. En conséquence, la teneur en sucre est plus importante alors que la matière grasse est en légère baisse.

Toute recette doit évoluer, mais cela semble un peu trop pour les accros au Nutella. Ils ont commencé à ruer dans les brancards, regrettant que la pâte soit moins foncée, que le cacao ait forcément diminué. Bref, que c’était mieux avant... Reste à connaître l’élément déclencheur de cette modification de la recette. Pour des spécialistes, la gastronomie n’y est pour rien. Il s’agit simplement de réduire les coûts de fabrication en augmentant la part du produit pas cher (le lait) au détriment de celui qui augmente (le chocolat). D’ordinaire, le consommateur ne remarque même pas ces variations. Sauf certaines papilles allemandes exigeantes en matière d’authenticité. 

mardi 17 février 2015

DE CHOSES ET D'AUTRES - La petite mort sucrée

Dimanche, des millions de personnes dans le monde ont perdu leur pire ennemi. Leur meilleur ami aussi, parfois. Michele Ferrero est mort à 89 ans. Ce richissime italien, inventeur du Nutella, a mis au point la recette et inondé le monde entier de sa pâte à tartiner que beaucoup comparent à une drogue dure.

Normalement il est recommandé de ne pas abuser des bonnes choses. Mais comment résister à la tentation de manger du Nutella à la petite cuillère, voire à la grosse en cas d'énorme déprime ?
Ferrero disparu, le problème reste entier pour les millions de personnes qui prennent plusieurs kilos par mois en noyant leur tristesse ou leur désespoir dans ce produit miracle. Sur le moment, ça marche du feu de Dieu. Onctueux, chocolaté, fondant dans la bouche : le Nutella semble être la matérialisation même du bonheur sur terre. Méfiez-vous des apparences.
Tous les diététiciens vous diront qu'une seule bouchée est bourrée de sucre et de matières grasses. Et pas des plus nobles. Comme la fameuse huile de palme responsable de 80 % de la déforestation de la planète et suspectée de favoriser les maladies cardio-vasculaires. Elle n'aurait pas acquis ses lettres de noblesse si elle n'intervenait pour beaucoup dans la recette originale. Taper sur le Nutella est devenu une mode qui résistera à la disparition de son créateur.
Pourtant ce n'est pas le produit qui est en cause, mais notre incapacité à mettre en pratique le sempiternel "avec modération". A moins que les détracteurs de cette réussite agroalimentaire ne soient que des jaloux, envieux de la fortune colossale de feu Michele Ferrero...