Affichage des articles dont le libellé est arago. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est arago. Afficher tous les articles

dimanche 17 décembre 2017

Biographie - Guy Jacques raconte un Arago à la vie agitée

Dans la famille Arago, je voudrais le frère. Le turbulent, l’agité, l’inattendu selon la description de Guy Jacques, expert de cette famille catalane originaire d’Estagel. C’est en opérant des recherches sur François, le plus célèbre, qu’il a été attiré par le parcours peu banal de Jacques. Seul à ne pas embrasser la carrière militaire, il a toujours été sans le sou, n’hésitant pas à demander l’aide de sa famille bien qu’il n’ait aucune reconnaissance envers elle. Journaliste, dessinateur, écrivain ou aventurier, il a passé trois fois le cap Horn, ce qui au XIXe siècle n’est pas un mince exploit.

Ce Français, ouvert au monde, fait partie de la race des curieux, des audacieux. Il a notamment pu embarquer à bord de l’Uranie entre 1817 et 1820, réalisant un tour du monde qu’il a relaté dans un livre qui a remporté un beau succès à son retour. Celui de Guy Jacques consacre de nombreuses pages à ce voyage exotique, reprenant des extraits de sa correspondance et des dessins qu’il a réalisés. On admire par exemple le portrait en couleur de Kaonoé, reine des îles Sandwich. Jacques Arago est passé une première fois par le Brésil et y retournera par la suite. Un pays qu’il apprécie particulièrement, même si dans son premier contact il fustige l’esclavage qui « me brise le cœur et me remplit d’indignation». Il tient aussi des paroles très dures envers la religion : « Les moines, troupe ignare et crapuleuse, assez puissante pour s’emparer du pouvoir suprême. »

De retour en France et avant de se lancer dans de nouvelles aventures au-delà des océans, Jacques Arago écrit beaucoup. Notamment des Physiologies, sortes de pamphlets sur la société. Ce qui lui attirera les foudres de la censure de l’époque. Le travail d’érudit de Guy Jacques rend justice à un homme qui n’a jamais établi de plan de carrière mais mérite de laisser une trace dans la grande histoire culturelle de la France.

➤ « Jacques Arago... ce frère inattendu », Guy Jacques, Éditions François de Galice, 26,50 €

mardi 3 mai 2016

DE CHOSES ET D'AUTRES - Nom d'une rue !

La célébrité, une fois mort, s'estime au nombre d'avenues, rues, voies et autres impasses que les municipalités baptisent de votre nom. Des amateurs de statistiques ont collecté et comparé les patronymes les plus fréquents en fonction de chaque département.

Une géopolitique historique souvent édifiante. Vainqueur toutes catégories, un certain de Gaulle, largement en tête dans près de la moitié des départements, de la Guyane au Haut-Rhin en passant par le Finistère ou les Alpes-Maritimes. Chez les anciens présidents, il cartonne largement par rapport à Pompidou (un département, le Cantal) ou Mitterrand (Mayotte...).
Dans la grande région, deux Jean s'imposent : Jaurès et Moulin. Par contre, encore une fois, les Pyrénées-Orientales font bande à part avec François Arago comme personnalité la plus représentée sur les cartes. Tous ces noms sont très connus, excepté un certain Victor Schoelcher, victorieux en Martinique et Guadeloupe. Normal, en 1848 ce député (nommé sous-secrétaire d'État aux colonies par un certain François Arago) faisait voter à l'Assemblée nationale l'abolition de l'esclavage.
A chaque spécialité son champion du nom de rue. Côté musiciens, Georges Brassens devance Berlioz et Ravel. Chez les écrivains, derrière Victor Hugo, intouchable, Zola mène la course en tête devant Lamartine et Voltaire. Pour les peintres, Cézanne bat à plates coutures Renoir et Monet.
Enfin tout est relatif car si François Arago se positionne en première ligne dans les Pyrénées-Orientales, au niveau national, il arrive derrière Maryse Bastié, aviatrice et collectionneuse de records.