La dernière fois que j’ai eu cette impression, c’était à l’inverse quand jeune, j’ai acheté une Alfa-Roméo. Même d’occasion, au début des années 80, une Alfa prenait des airs de grande sportive. Nerveuse et rapide. Je me suis provoqué quelques frayeurs, j’avoue. Sa réputation n’était pas usurpée. Du moins pour moi, jeune conducteur inexpérimenté. Et j’étais fier de posséder une voiture de la même marque que les bolides de Formule 1. Sauf qu’à cette époque, Alfa-Roméo sur les circuits, ce n’était pas la panacée. Bien au contraire. Même avec Ricardo Patrese au volant, les belles Italiennes semblaient se traîner comme des camping cars surchargés un 1er juillet. Et souvent elles ne terminaient pas la course, trouvant le moyen, tout en restant en queue de peloton, de casser moteur, suspension ou boîte de vitesse. Parfois, j’avais l’impression avec ma vieille occasion, de pouvoir surpasser Patrese. Un peu comme hier quand j’ai doublé la fausse Ferrari.
(Chronique parue le 5 avril en dernière page de L'Indépendant)
(Chronique parue le 5 avril en dernière page de L'Indépendant)

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