La pluie incessante tombant sur l'Islande est le décor de cette enquête policière, véritable plongée dans un passé trouble signée Arnaldur Indridason.
L'Islande, petit pays perdu dans l'Atlantique Nord, à l'écart des modes et de la frénésie mondiale. Mais cela n'empêche pas ses habitants de se comporter comme le reste des humains sur la Terre. Erlendur, dans les premières pages de ce polar écrit par Arnaldur Indridason, ancien journaliste de 43 ans, se rend sur les lieux d'un crime. Un vieil homme vient d'être découvert dans son appartement en sous-sol, le crâne défoncé par un lourd cendrier. Le meurtrier est parti en catastrophe, en laissant la porte ouverte et un énigmatique message griffonné sur un bout de papier "Je suis LUI".
Avec ses deux adjoints, Erlendur va débuter son traditionnel travail d'investigation. Découvrir l'identité de la victime, ses habitudes, sa famille, ses possibles ennemis et en savoir un peu plus sur son passé. C'est dans cette dernière recherche qu'il va aller de surprise en surprise.
Le dénommé Holberg, chauffeur poids lourd, a déjà eu maille à partir avec la police. Mais c'était il y a très longtemps. Au début des années 60. Une jeune femme avait porté plainte contre lui pour viol. L'affaire avait été classée sans suite. Depuis il vivait tranquillement, sans faire de vagues. Erlendur, écoutant son instinct va pourtant creuser dans cette direction. Cette histoire tragique a pour cadre une Islande noyée sous la pluie. Arnaldur Indridason n'a pas cherché à embellir son pays, au contraire.
Ce polar atypique, par ses personnages et son cadre, finit cependant sur une note d'espoir, preuve que même les pires cauchemars ont une fin.
"La cité des jarres", Arnaldur Indridason, Points, 7 euros
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