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jeudi 30 septembre 2021

Série Télé - Cobayes de luxe dans « Nine perfect strangers »


Les centres de remise en forme ont le vent en poupe. Parfois très efficaces, ils permettent aussi à quelques escrocs de faire de substantiels bénéfices avec quelques artifices. Et puis il y a Tranquillum, lieu à l’écart de tout, imaginé et dirigé par la très intrigante Masha (Nicole Kidman). Nine Perfect strangers, série, diffusée actuellement sur Amazon Prime Vidéo au rythme d’un épisode par semaine, raconte le séjour à Tranquillum de neuf personnes venues de différents horizons. Un couple, une famille (parents et fille) et des individus, souvent mal dans leur peau, cachant des secrets inavouables. 

Neuf « cobayes » sélectionnés par Masha qui est persuadée que c’est l’alchimie du groupe qui va permettre à chacun d’aller mieux. Mais rapidement l’ambiance se dégrade, les accrochages entre patients se multiplient et seuls les smoothies servis au petit-déjeuner (et bourrés de drogues psychotropes), permettent de poursuivre l’expérience. Si Nicole Kidman en grande prêtresse est moyennement convaincante, par contre tous les autres participants de la série sont formidables dans leurs interprétations de ces grands écorchés vifs. 

Melissa McCarthy, comique de service, sait jouer la romancière désespérée. Bobby Cannavale, en ancienne gloire du foot tombée dans l’oubli après une blessure, est très convaincant. Regina Hall, l’enthousiaste de service, toujours partante pour les activités et résolument optimiste cache au fond d’elle une violence sans limite. Reste le cas de Lars (Luke Evans). Ce journaliste d’investigation tente de découvrir qui se cache derrière Tranquillum. Mais lui non plus n’est pas forcément équilibré dans sa tête. Au fil des épisodes, cela devient de plus en plus extrême. Une tension savamment orchestrée par le concepteur de la série, David E. Kelley

dimanche 11 décembre 2016

DVD et blu-ray : L'écrivain, l'éditeur et les chefs-d'oeuvre

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Thomas Wolfe (à ne pas confondre avec Tom Wolfe) fait partie de la fameuse génération perdue des écrivains américains. Avec Scott Fitzgerald ou Ernest Hemingway, il a profondément marqué les lettres des USA malgré une carrière éclair. « Genius », film de Michael Grandage raconte son ascension, dans le giron des éditions Scribner et plus particulièrement de son éditeur Max Perkins. Wolfe (Jude Law) dépose le manuscrit de son roman sur le bureau de Perkins (Colin Firth), persuadé que ce dernier, comme tous ses confrères, refuseront de le publier. Mais Perkins devine derrière cette prose un style magnifique. Il suffit simplement de le simplifier, de l’élaguer un peu. Il propose à Wolfe de retravailler le texte en sa compagnie. L’écrivain, pourtant très imbu de sa personne, accepte et après des mois de travail intensif « L’ange exilé » est un immense succès. Le second roman, encore plus long dans sa version originale, bénéficie lui aussi des coupes suggérées par l’éditeur.
Si le film semble un poil austère, il est surtout édifiant sur le travail de l’ombre des éditeurs. Perkins, passionné par son travail, va presque se transformer en père de substitution pour un Thomas Wolfe de plus en plus excentrique, comme sa relation tumultueuse avec Aline Bernstein (Nicole Kidman), sa maî-tresse.
➤ « Genius », Studiocanal, 19,99 €

mercredi 14 mai 2014

DE CHOSES ET D'AUTRES - Inside Cannes

Même en restant dans son salon, confortablement installé dans son canapé, on peut se croire au cœur (inside selon la terminologie branchée) de Cannes, le plus prestigieux festival de cinéma. La couverture médiatique exponentielle offre au passionné l'occasion d'arpenter la Croisette avec les stars, commenter la montée des marches et même participer aux soirées très privées. Vous pouvez surtout faire le plus important, visionner les films en compétition. Du moins ceux qui sortent dans la foulée de leur projection au Palais des Festivals.
A la télévision, deux chaînes s'imposent : Canal+ et Arte. La première pour le côté starlette, la seconde pour la prise de tête. Stars et paillettes se donnent rendez-vous sur le plateau du "Grand Journal". Généralement, c'est le show qu'il ne faut pas rater durant le festival. Canal+ diffuse, en clair également, la cérémonie d'ouverture et la proclamation du palmarès. Sans oublier Laurent Weil au pied des marches, souvent moqué, jamais égalé...
Arte, en dehors de reportage dans ses journaux, sera surtout présent sur le net. Ne manquez pas "Palais Duplex" : depuis sa newsroom, le blogueur Henry Michel et son équipe de trublions prennent le pouls du Festival avec humour.
Et pour une immersion complète, optez pour la chaîne du Festival sur YouTube ou DailyMotion. Tout ce qui est public (conférences de presse, séances de photos, montée des marches...) y est diffusé en direct. Principal avantage : pas la peine de louer un smoking puisqu'on ne quitte pas son salon.

Chronique "De choses et d'autres" parue ce mercredi en dernière page de l'Indépendant.