Zidrou, au scénario, livre une de ces histoires dont il a le secret, avec de l’humain, du marrant et de l’authentique. On rit beaucoup aux refrains des chansons paillardes de Brayard, on compatit avec Rignomer, au destin peu palpitant de moine copiste. Et puis on tombe follement amoureux de la petite princesse, prête à tout pour rentrer au pays. Le Barcelonais Francis Porcel au dessin donne toute sa rudesse à cette geste moyenâgeuse très moderne finalement et qui aurait fait un excellent film dans le genre de « La chair et le sang » de Paul Verhoeven.
➤ « Le chevalier Brayard », Dargaud, 14,99 €
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