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mardi 4 juillet 2023

BD - P’tits Diables à la mer


Les vacances en famille, quels délicieux souvenirs. Sauf si comme les P’tits Diables, personnages de BD imaginés par Dutto, frère et sœurs se haïssent.

Tom et Nina vivent dans ces «Vacances diaboliques» (Soleil, 11,50 €), leur première grande aventure. Un récit complet ponctué de quantité de gags. En compagnie de leur père, de leur mère et du chat Grimmy, les P’tits Diables se réjouissent de ces dix jours de farniente dans une jolie maison au bord de la mer. Mais rapidement le séjour se transforme en cauchemar.

Premier problème : ils doivent dormir dans la même chambre. Mais surtout ils sont rejoint par leur cousin Francis. Un véritable psychopathe, expert pour faire accuser le frère ou la sœur, voire les deux en même temps, des pires bêtises imaginaires.

Tom et Nina devront mettre leurs querelles incessantes en pause pour tenter de surmonter l’obstacle Francis.

Ce récit sur l’amitié, l’adversité, la famille et la manipulation, en plus d’être véritablement bidonnant, donne des clés aux plus jeunes pour supporter des situations compliquées. Les parents y trouveront aussi matière à réflexion sur la vie en famille, forcément un peu différente en vacances.

lundi 3 juillet 2023

Cahier de vacances - Exos rigolos


Les enfants aussi pourront demander aux parents de faire leurs exercices durant les vacances. À la différence près que le traditionnel Cahier de vacances pour adultes, de 17 à 117 ans (128 pages, Chifflet & Cie, 9,95 €) est beaucoup plus cool que les exercices de maths, français ou histoire proposés aux jeunes. En annonçant en couverture « 200 exos rigolos », cette bible de la culture générale (richement illustrée de centaines de dessins de Joan), vous permettra de briller en société ou de constater que, finalement, vous n’êtes plus du tout dans le coup.

Des quiz diversifiés pour connaître votre niveau en rock, rugby ou manga, des tests sur votre mémoire avec par exemple, un jeu pour retrouver les titres de films sortis il y a dix ans. Le plus marrant reste cette dictée inversée. Il vous est proposé de corriger la copie de Jean-Kévin, candidat au brevet des collèges.

Pour avoir vu passer sur le Net quelques véritables dictées de 2023, je trouve que les auteurs ont été très gentils en ne glissant que 25 fautes dans ce court texte. Dans la vraie vie, un élève moyen en aurait certainement fait une bonne cinquantaine. Et vous, combien allez-vous en détecter ?


samedi 28 août 2021

BD - Les belles histoires des Beaux étés


Cela fait maintenant quelques années qu’on ne peut plus passer de vacances estivales sans se plonger dans le nouvel album de la série BD Les beaux étés de Zidrou (scénario) et Lafebre (dessin). Ce sixième titre se déroule en 1970.

Une nouvelle fois, le père de la famille Faldérault, dessinateur belge de bande dessinée, est en retard. Il doit terminer un album avant de quitter le ciel plombé du plat pays pour le soleil de la Provence


Avec sa femme, enceinte, et ses trois enfants, ils mettent le cap au sud mais doivent faire une longue escale en Bourgogne pour cause de problème mécanique sur la 4L joliment surnommée Mademoiselle Estérel.

Qu’importe ils planteront leur tente dans le pré d’une ferme où chèvres, poules et autres bestioles sont élevées par Esther et Estelle, deux jeunes femmes pleines de ressources. Toujours aussi rafraîchissante, la série offre réflexions sur notre société, la famille et l’enfance. Et toujours avec les dessins fluides et dynamiques du Barcelonais Jordi Lafebre.

« Les beaux étés » (tome 6), Dargaud, 14,50 € 

lundi 20 juillet 2020

BD - Le guide des vacances ratées

Si vous êtes en vacances dans la région avec des amis et que le séjour ne se déroule pas exactement comme vous l’aviez rêvé, précipitez-vous sur ce petit livre de dessins humoristiques signé Astrid Cornet. Non seulement vous allez rire, mais en plus cela vous permettra de relativiser car les situations décrites par la dessinatrice sont certainement plus gratinées que les quelques petites contrariétés de votre quotidien. 

On apprend ainsi que dans une bande, il y a toujours un ami radin qui pinaille sur le moindre centime, une instagrammeuse qui passe son temps à faire des grimaces sur les selfies qu’elle poste au rythme d’un toutes les heures ou, la pire, la « fouteuse de merde », toujours à l’affût pour faire exploser le couples, culpabiliser les introvertis et enfoncer les dépressifs. 

Avec elles, les vacances sont obligatoirement ratées. Astrid Cornet vous aura prévenu.


« Vacances entre amis », Marabulles, 10 €

mercredi 15 juillet 2020

Cinéma - La danse macabre d’Été 85

 Alex (Félix Lefebvre) et David (Benjamin Voisin), un amour évident dès la première rencontre.  Photo Jean-Claude Moireau

Qui aurait cru que François Ozon réalise un film d’amour de vacances ? Le réalisateur de drames psychologiques souvent torturés (Une nouvelle amie, L’amant double) précise dans le dossier de presse du film Été 85 qu’il a assumé « les codes d’un teen movie. J’ai filmé une romance entre garçons de façon très classique et sans ironie, pour rendre cette histoire d’amour universelle. » Mais cela reste du Ozon malgré tout. Et d’entrée, le narrateur parle de cadavre et de la mort d’une façon plus générale. Amour et mort, la vie quoi… 

Au Tréport, station balnéaire populaire de Normandie, en ce début d’été 85, les jeunes hommes et filles veulent oublier l’année scolaire. Même s’ils sont encore en pleine orientation. Alex (Félix Lefebvre), fils de docker, a des talents littéraires. Son professeur de français (Romain Duris) va tout faire pour qu’il continue afin de décrocher ce Bac A qui lui tend les bras.  Ses parents, préféreraient qu’il trouve un travail. Nous sommes au début des années 80, le chômage de masse pointe son nez, l’inquiétude des «pauvres» est palpable. 

David le sauveur 

Avant de décider, Alex emprunte un petit bateau à un ami et va en mer. Un orage gronde, la coque de noix chavire. Panique sous les embruns. Heureusement, David (Benjamin Voisin) arrive, fendant les flots à la barre de son voilier baptisé Calypso, et le sauve. La suite, c’est effectivement une belle histoire d’amour que François Ozon raconte dans le détail, mais avec pudeur. David, fils d’une commerçante (Valeria Bruni Tedeschi), a un an de plus qu’Alex. Lui, contre son gré, a arrêté les études pour reprendre la boutique créée par son père décédé brutalement un an plus tôt. Les deux jeunes adultes passent la soirée ensemble. Ciné, virée à moto, boîte de nuit. Tout ce qu’il faut pour faire fonctionner la fabrique aux souvenirs. Le spectateur de plus de 50 ans apprécie. François Ozon, lui, se fait plaisir. Il a reconstitué le décor et l’ambiance de ses 17 ans. 


Pressé de choisir son avenir, Alex coupe la poire en deux. Il continue ses études, mais cet été il va travailler. Chez David. Durant six semaines, c’est le bonheur le plus complet pour ce couple lumineux et rayonnant. Cependant cette bluette entre deux jolis garçons ne suffit pas pour retenir l’attention des spectateurs. Le film de François Ozon a parlé de cadavre. Qui est mort ? Dans quelles circonstances ? Pas Alex en tout cas, puisqu’il est dans peau du narrateur et que le film débute par son procès. 

Loin donc d’être un simple film à l’eau de rose, Été 85 nous parle aussi de promesse, d’engagement et de folie. Pas la folie dévastatrice mais celle consciente, qui nous permet, parfois, de dépasser les limites et de se sentir un peu plus vivant que le reste de nos connaissances. Alex, au cours de cet été 85, avait vraiment besoin de se sentir vivant, quitte à réaliser la pire folie que même ses romanciers préférés n’auraient pas osé imaginer. Un film qui aurait certainement brillé au dernier festival de Cannes si un certain coronavirus n’avait pas confisqué le tapis rouge.

Film français de François Ozon avec Félix Lefebvre, Benjamin Voisin, Philippine Velge


dimanche 1 juillet 2018

BD - Vacances et mensonges



Les vacances dans la France profonde des années 80 ne sont pas toujours très passionnantes. Hervé et Romuald s’ennuient à mourir. La journée, ils ont pour seule occupation de zoner sous les piliers en béton du projet d’aérotrain abandonné au milieu des années 70 au détriment du TGV. Hervé, l’aîné, vient de tripler sa 3e. Romuald, par contre, a brillamment réussi son année scolaire. Mais il n’a pas osé le dire à son pote. La crainte de le décevoir. Surtout de ne plus aller en cours avec lui...
 Un duo qui, le soir, retrouve Mathilde. Caissière dans le supermarché du coin, elle compense son surpoids par un bagou d’enfer. Des amis sans véritable avenir quand ils tombent sur Lucie. Blonde, filiforme, audacieuse elle va les faire rêver à tour de rôle. Mais attention, Lucie semble une experte en mensonge. 
Ce roman graphique de Ducoudray, illustré par Corgié, s’achève dramatiquement. Un peu comme le destin de cet aérotrain, prometteur mais abandonné car trop coûteux et rouillant dans un hangar. 

« Les lumières de l’aérotrain », Bamboo, 16,90 €

dimanche 27 août 2017

De choses et d'autres - Vacances, on vous regrettera

Voilà, c’est fini. Les vacances touchent à leur terme. Le cahier quotidien de l’Indépendant présente demain sa dernière livraison. Les touristes vont déserter la région, occupés à préparer la rentrée scolaire des enfants ou leur reprise au boulot. Mais quel est l’état d’esprit des vacanciers au moment de mettre le cap au Nord ? 

Les clubs de vacances Belambra (il y en a un à Gruissan dans l’Aude) ont sondé leurs pensionnaires. Sans surprise, la grande majorité a pleinement profité du séjour au soleil, les pieds dans l’eau. Ils sont une très large majorité à s’estimer « heureux » et « en pleine forme ». Dans le même ordre d’idée, 49% sont déprimés de retourner aux dures réalités de la vie. Mais ce n’est quand même pas le monde des Bisounours car ils sont 24 % à être « soulagés ». Un quart de la population française (même si le sondage n’est pas représentatif), a finalement avoué ne pas regretter farniente, piscine, grillades, parties de pétanque et soirées karaoké. 24 % qui avouent être contents de passer à autre chose. Je les comprends parfaitement. L’inaction n’est supportable qu’à petite dose. 

Même si on considère avoir bien travaillé les 11 mois, ce 12e de repos est justifié mais parfois bien long. Et puis parfois les vacances ne se passent pas comme on aurait voulu. Impossible de séduire cette belle voisine de mobilhome, pas gagné la moindre partie de pétanque contre Marcel, le Ch’ti qui pointe et tire comme un Marseillais, malade comme un chien après la soirée paella à gogo, quelle idée aussi de se resservir quatre fois alors que les moules ne paraissaient pas honnêtes... De toute manière, « Koh-Lanta » débute le 1er septembre sur TF1. Et les meilleures vacances ce sont celles des autres vues à la télé. Surtout quand ils souffrent. 

jeudi 24 août 2017

De choses et d'autres - Vacances incognito

Rompus à l’exercice des couvertures de journaux ou magazines, les gens célèbres, une fois en vacances, souhaitent bénéficier d’un peu de tranquillité. Se promener incognito dans un pays étranger devient un luxe pour ces stars mondiales. Prenez par exemple l’acteur américain Samuel L. Jackson, tête d’affiche du film «Hitman et Bodyguard » sorti ce mercredi et Magic Jonhson, basketteur de légende. Ils se sont payés quelques jours de détente en Toscane, à Forte dei Marmi. A la cool. En short (de basketteur) et avec une petite séance de shopping à la clé. Ils ont été surpris par les habitants, assis sur un banc. Ils n’ont pas refusé les photos, bien au contraire, posant souriants avec leurs achats. Visiblement des objets de luxe, l’un des sacs siglé Louis Vuitton.

Mais en Italie, les hommes noirs qui circulent dans les rues en ce moment appartiennent surtout à la masse des réfugiés arrivés par bateau de fortune. Un journaliste malicieux (ou inconscient), a publié sur un réseau social cette photo avec ce commentaire : «Voilà comment les migrants vivent aux frais de l’État ». Plusieurs personnes ont immédiatement relayé le cliché, renchérissant sur le rejet de ces hommes soi-disant réfugiés en Europe pour fuir la misère et la guerre. Vous avez dit délit de faciès ? Le journaliste, qui a affirmé après coup avoir publié cette fausse information pour se moquer du populisme italien, a sans le vouloir, permis à des milliers de racistes de prendre la parole. De se dévoiler aussi. Tout en indiquant qu’ils sont décidément incultes en cinéma et basket.

Récemment à Perpignan et Port-Vendres, Michael Jordan a fait un petit tour en jet et yacht de luxe. Mais pas de risque qu’on le confonde avec un migrant: aucune photo et un bataillon de gardes du corps pour éloigner les fans. De même que les idiots racistes. Chasse gardée. 

samedi 12 août 2017

De choses et d'autres - Vacances barbantes

Par tradition, la France se met quasi à l’arrêt autour du 15 août. C’est vrai pour la majorité des salariés mais aussi pour les politiques. Le gouvernement, malgré son planning très chargé, a posé une semaine de congés payés. Mais les ministres ne sont jamais partis très loin, disponibilité oblige. A part la ministre des Outre-mers qui rentre chez elle à Saint-Pierre et Miquelon, les autres ne quittent pas la France.

Nicolas Hulot, après quelques jours en Corse, se rendra en Bretagne. Le Premier ministre prendra ses quartiers dans le Sud-Ouest alors que Gérard Collomb, si l’actualité le permet, se contentera d’un court séjour sur la côte d’Azur. Emmanuel Macron aussi a droit à quelques moments de détente, mais malgré sa politique de transparence absolue, il a préféré ne pas dévoiler sa destination ni les dates exactes.

Vacances courtes pour certains, interminables pour d’autres. Après la longue sé- quence électorale du début d’année, on compte beaucoup plus de perdants que de gagnants. Ceux qui ont été éliminés éprouvent beaucoup moins de scrupules à s’octroyer de longues siestes, loin de l’agitation et des regrets. On ne sait pas si François Fillon profite enfin, en famille, de son manoir de la Sarthe. Il est très occupé en ce moment (et aussi d’une discrétion absolue) à tenter de prouver la véracité du complot qui l’a abattu.

Ce n’est pas le cas de Nicolas Sarkozy. L’ancien président est à la retraite forcée depuis très longtemps. Trop d’après lui. Il en a touché un mot à Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, le 14 juillet à Nice. « Je vous vois à la télé, lui a-t-il dit. Je la regarde beaucoup. Vous savez, je m’emmerde ! » Le cri du cœur d’un battant en mal de son shoot d’adrénaline quotidien. 

jeudi 15 juin 2017

BD - "Les beaux étés" pour parfaitement se préparer aux vacances


Même les voitures ont droit à des petits noms. Par exemple, la Renault 4L de la famille des « Beaux étés » a été affublée, dès le premier grand voyage vers le sud, du sobriquet de « Mam’zelle Estérel ». Comment et dans quelles circonstances ? On l’apprend dans le troisième titre de la série écrite par Zidrou et dessinée par le Catalan surdoué Jordi Lafebre. La famille belge des Faldérault, en 1962, prend enfin deux semaines de vacances. Pierre, le père, rêve de Méditerranée. Mais comme il doit emmener avec lui les parents de sa femme, ce sera Saint-Etienne, ses églises et ses musées. Sans compter son hôtel, tenu par des Belges... Bonjour le dépaysement. On retrouve avec un plaisir évident le dessinateur doué mais manquant de reconnaissance et surtout d’un succès en librairie pour voir sa carrière décoller. Sa femme rêve d’émancipation, mais avec maman dans les jupes, ce n’est pas facile. Des deux enfants du couple, elles sont surtout passionnées par la bonhomie du papy, si gros, si doux. Un instantané bourré de nostalgie dans lequel on retrouve forcément un peu de notre vie.
➤ « Les beaux étés » (tome 3), Dargaud, 13,99 €

jeudi 17 novembre 2016

DVD - Vacances partagées et agitées en "Juillet Août"

Les familles recomposées sont une nouvelle fois au centre d’une comédie française. Comme si le divorce était devenu une étape obligée dans la vie d’un couple.

Diastème s’empare du sujet pour le transformer en une tranche de vie tendre et émouvante portée par des acteurs en état de grâce. Elles sont deux sœurs. Inséparables, mais à cette période de la vie où on a plus l’occasion de se crier dessus que de partager ses bonheurs. Joséphine (Alma Jodorowsky) a 18 ans, est sérieuse tout en étant bien décidée de profiter de ces dernières vacances d’été avant sa rentrée en fac de Lettres. Laura, 14 ans, aimerait en avoir quatre de plus. Gamine qui se veut femme, elle rejette en bloc cette enfance qu’elle ne supporte plus. Comme chaque année depuis la séparation de leurs parents, c’est juillet en Provence et août en Bretagne. Juillet avec la mère (Pascale Arbillot) et août en compagnie du père (Thierry Godard).

Côté relation familiales, le film est en deux parties distinctes. Farniente au soleil du sud, au bord d’une grande piscine et villa de rêve dans un premier temps. Puis cours de voile sous la pluie et le vent quand le temps est venu d’aller en Bretagne. Dans le Sud, les filles sont libres. Très libres. Joséphine rencontre sur les quais trois jeunes vivant sur un bateau. Ils sont cools, mais pas si honnêtes que cela. Ce sera le fil rouge un peu « policier » qui permettra de faire le lien entre le Sud et l’ouest.

■ Petite musique
A côté ce sont les petites choses de la vie qui rythment cette période hors du temps. La menace de se retrouver en pension pour Laura qui multiplie les bêtises, la grossesse non désirée pour la mère, 44 ans, qui a refait sa vie avec un éditeur, beaucoup plus âgé et au bord de la faillite. Pour le père, il est fou amoureux d’une serveuse de restaurant, beaucoup trop jeune à son goût. Des moments savoureux et justes, ponctués de petites chansons résumant l’état d’esprit des différents protagonistes.
On relèvera au casting la présence de Lou Chauvain dans le trio des « bandits branquignols », actrice originaire de Perpignan déjà vue dans la série Peplum et plus récemment au générique du télé- film à succès « La main du mal ». Le DVD offre sept scènes coupées commentées par Diastème qui explique, en dé- tail, pourquoi elles n’ont pas été retenues au final dans le montage définitif.
➤ « Juillet Août », Diaphana, 19,99 €

lundi 29 août 2016

DE CHOSES ET D'AUTRES - Bouchon dur

470 kilomètres
de bouchons sur les routes de France samedi pour le dernier chassé-croisé des vacances. Un chiffre abstrait sauf quand on se retrouve au cœur de ce grand embouteillage. Prudents, pour revenir dans le sud après une semaine de vacances, nous avons, mon épouse et moi, préféré anticiper et avaler vendredi les 1 195 kilomètres entre Oisquercq (Belgique) et Pollestres (Occi... pardon, Pays catalan). Bonne pioche à part un petit ralentissement à Montpellier. Radio bloquée sur le 107,7 Mhz, celle de l'autoroute, les incidents signalés ne nous concernent heureusement pas : beaucoup de morceaux de pneus sur la chaussée, un piéton sur le terre-plein central, un semi-remorque immobilisé suite à la rupture de son arbre de transmission et même un sanglier écrasé.

Passé Lyon, cela se complique. Mais uniquement pour les malheureux obligés de quitter le soleil du Midi pour les froidures du Nord (même si ce week-end, on y constatait des températures bien plus élevées). Sur trois voies et une cinquantaine de kilomètres, voitures et camions se retrouvent à l'arrêt. Un carambolage ? Non, selon les journalistes, de simples "ralentissements" dus à des "coups de frein". Même pas un embouteillage, encore moins un bouchon.
Il semble que dans ce milieu, un bouchon corresponde minimum à une heure d'immobilisation. Quand ce temps est dépassé (comme ce fut le cas samedi), la radio de l'autoroute parle de "bouchon dur". J'ai appris quelque chose. Par chance, je ne l'ai pas vécu.
Et maintenant, en route pour les nouvelles aventures de la rentrée.

samedi 17 octobre 2015

BD - Vacances en famille



Il est des histoires qui donnent du baume au cœur. Des récits simples comme le bonheur, celui des jours normaux et de la vie quotidienne. Trop souvent on ne se rend pas compte de cette joie de vivre, cette plénitude, cet équilibre. En refermant l'album de Zidrou et Lafèbre, on n'a plus d'excuses. Obligé de se souvenir des belles choses de son passé, de profiter du présent et d'envisager le futur avec sérénité. 
La faute à cette petite famille belge qui, en août 1973, est sur départ. Mado, la mère, a tout préparé. La 4L est pleine comme un œuf. Les quatre enfants, de l'ado au bébé, patientent dans l'entrée. Problème Pierre, le conducteur, n'est pas encore prêt. Il doit mettre les dernières touches de couleurs à sa bande dessinée. Cela fait trois jours qu'il travaille d'arrache-pied, courbé sur sa planche à dessin. Quand enfin il livre ses planches, c'est parti pour un mois de vacances au Sud de la France
Pique-nique au bord des routes et camping sauvage. Que du bonheur. Si l'on oublie que Pierre et Mado comptent divorcer à la rentrée... Entre nostalgie et réflexion sur l'amour qui fane comme les plus belles fleurs, cette histoire arrachera quelques larmes aux plus sensibles.

« Les beaux étés » (tome 1), Dargaud, 13,99 €

mercredi 29 juillet 2015

DE CHOSES ET D'AUTRES - Lointaines vacances

Il faut se rendre à la raison, les vacances sont terminées. Ma semaine à la campagne n'est plus qu'un lointain souvenir. Retour au train-train quotidien et dans quelques jours aux horaires de bureau. Mais à peine les valises déballées, on se met à rêver à de nouvelles destinations. « La Polynésie française » suggère mon épouse toujours prompte à la nostalgie et au romantisme. « On y a déjà vécu, répliqué-je. Quitte à aller très loin je te propose plutôt Kepler-452b. » Mon imagination, nourrie de centaines de romans de SF, tente de la convaincre. « Kepler452b est une exoplanète. Semblable à la terre, elle tourne autour d'une étoile comparable au soleil. Nous aurons une planète vierge pour nous tout seuls. Des continents à explorer, des plages désertes. Comme dans les romans de Brussolo ou les BD de Léo, on découvrira de nouvelles espèces animales ou végétales, des fleurs géantes d'une couleur inconnue et des êtres de lumière, aussi éphémères qu'un coucher de soleil, aussi beaux qu'une nuit de pleine lune. Des profondeurs des océans jailliront des mammifères doux et intelligents, comme les dauphins, mais en plus « lolcat ». Tels deux nouveaux Adam et Eve, nous vivrons dans un paradis pur et non souillé par les Parisiens ou pire, de pseudo-stars de la téléréalité. De vraies vacances de rêve, sans Tour de France ni Fort Boyard... » Elle me considère d'un air attendri, pianote sur l'ordi et me rétorque, ironique : « Chéri, Kepler452b est à 1400 km années-lumière de la maison. Soit un voyage de 1,3 million de kilomètres puissance 16. Ça va nous coûter un bras. »

mardi 28 juillet 2015

DE CHOSES ET D'AUTRES - Mon GPS déraille

Cap au sud. Villégiature terminée dans ce département verdoyant du Nord de la région, retour vers le Languedoc chaud et sec. Si à l'aller, nous avions opté pour la route « Est », passant par le Pas de l'Escalette et le viaduc de Millau, pour rejoindre Perpignan, on opte cette fois en faveur du trajet « Ouest », via Toulouse et Castelnaudary. Comme à chaque périple de plus de 200 km, je sors le GPS de la boîte à gants et planifie le trajet. A l'aller, malgré une mise à jour des cartes, il a souvent déraillé, ne reconnaissant pas les infrastructures récentes. Rebelote en sens inverse. Un œil sur la route, un autre sur la carte en couleur, je me retrouve tout à coup dans les champs. En réalité nous circulons à 100 km/h sur une superbe 2x2 voies. D'après Oncle « Tom », nous sommes en pleine campagne, loin du trajet recommandé. S'il disait vrai, je devrais faire du gymkhana entre les énormes ballots de paille dispersés sur les chaumes ou slalomer parmi les troupeaux de ruminants. Par chance, le son est coupé. Sinon nous aurions eu droit à la voix féminine autoritaire « Faites demi-tour dès que possible ! », voire des cris d'hystérie (même si les machines paniquent rarement) : « Attention aux vaches ! » Les panneaux me confirme la bonne direction, je file et quand le GPS a enfin recalculé l'itinéraire je constate satisfait avoir gagné cinq bonnes minutes. Sympa le raccourci. Le plus impressionnant restera ce viaduc non répertorié. Si la formule avait été en mémoire, mon GPS m'aurait certainement dit : « Attention, vous venez de décoller... » 

lundi 27 juillet 2015

DE CHOSES ET D'AUTRES - Les fantômes du presbytère

Dernière escapade dans la verdoyante campagne de ce hameau d'un département rural de la région. Logés chez des amis, ils nous ont demandé, à notre arrivée, qu'elle chambre nous préférions. La bâtisse est effectivement vaste et habituée à accueillir les grandes réunions de famille. Soit la belle et grande chambre à l'étage, dotée d'une fenêtre plein sud, soit la petite, au rez-de-chaussée, juste éclairée par un fenestron en partie caché par un rosier. Malgré son exiguïté en totale opposition avec nos trois énormes valises, mon épouse préfère cette dernière. Sachant qu'on n'y fera que dormir, elle a simplement testé les lits pour prendre sa décision. Le bon sens féminin l'emportera toujours sur l'impétuosité masculine. 
Comme nous sommes dans un presbytère, encore habité par le curé du village il y a moins de 40 ans, j'imagine sans peine que cette chambre, petite, spartiate et proche de la cuisine devait être dévolue à la bonne. La nuit je m'endors en pensant à cette vieille fille qui n'a peut-être jamais connu l'amour, esclave des temps anciens, sans congés payés et encore moins de RTT. De quoi cauchemarder. Mais pas autant que dans l'autre chambre. Elle était attribuée à la mère du curé. Vers la fin de sa vie, impotente, elle ne la quittait plus. Son fils avait alors fait abattre une partie du mur mitoyen entre église et presbytère pour qu'elle puisse assister, bien installée derrière un miroir sans tain, aux offices célébrés par son rejeton. Entre la bonne et la mère, devinez qui est venue hanter mes nuits dans le presbytère ?

samedi 25 juillet 2015

DE CHOSES ET D'AUTRES - Tourisme agraire


Le tourisme autour de l'agriculture a mis du temps à s'imposer dans certains départements très ruraux. Aujourd'hui le vacancier en mal d'authenticité en a pour son argent. Les plus concernés optent pour le gîte à la ferme. Comme dans un vieux film de Georges Rouquier (« Farrebique », chef-d'œuvre du documentaire), on assiste aux travaux quotidiens des hôtes, de la traite des vaches aux moissons en passant par la collecte des œufs dans la basse-cour. Œufs dégustés le lendemain matin au petit-déjeuner arrosés de lait cru au goût incroyablement différent de celui des grandes surfaces. D'autres formules existent. Un peu plus didactiques et, il faut bien le dire, attrape-touristes. Lors de notre séjour dans ce département verdoyant du centre de la future grande région, nous avons failli visiter les allées du plus grand marché aux bestiaux du coin. Failli seulement. Deux événements nous en ont dissuadés.
La semaine précédente, un bovin s'est échappé de son box, foncé à l'aveuglette et encorné un éleveur qui y a perdu la vie. Le quotidien local a beau préciser que « les touristes naviguent quant à eux dans un espace hautement sécurisé », j'aime trop les animaux pour finir embroché comme un bête matador. L'autre réserve vient de ma femme. Une précédente visite, en ravissantes tennis blanches, s'est mal terminée. Si au début le sol est immaculé, rapidement elle s'est retrouvée à patauger dans de la paille imbibée d'urine et de bouse. Les chaussures n'y ont pas survécu. L'authenticité c'est bien joli, mais uniquement chaussé de bottes en caoutchouc.

vendredi 24 juillet 2015

DE CHOSES ET D'AUTRES - La tour du rêveur

Nichée au fond du vallon, elle émerge des arbres, majestueuse. Une tour surmontée de verdure, dernier vestige d'un château en ruines. Visible depuis la petite route qui mène au hameau homonyme, elle m'a tapé dans l'œil par sa majesté et son faîte de buissons. Je n'ai qu'une envie : la voir de plus près. Il faut deviner, entre ronces et orties (mes mollets garderont quelques jours les traces de la balade), le début du chemin qui mène à sa base. Après l'asphalte brûlant, place à la fraîcheur de la sente qui serpente vers le petit torrent dont on devine le gargouillis tout en bas. Chênes et châtaigniers à la pente et masquent l'édifice. Un mur écroulé, un bout de rempart, me voilà enfin nez à nez avec elle. J'enjambe une ficelle, de celles qui servent à lier les bottes de foin, fais semblant de ne pas voir le panneau « propriété privée » et pénètre dans l'édifice par une ouverture dans la muraille effondrée. Haute de 30 mètres, la tour semble encore très solide. Le rez-de-chaussée donne par deux ouvertures sur le vallon. Vue à pic, calme et repos. Les graffitis sur les murs oscillent entre banale obscénité et déclaration d'amour. Mon imagination va plus loin. Lorsque le château était habité, que des gardes surveillaient les environs à l'affût d'envahisseurs. Je reste là à rêver quelques minutes. Je fais le plein d'images, de sensations, un peu déçu de ne pouvoir monter plus haut. Car si mon esprit est leste à s'envoler dans les siècles passés, mon corps, lui, m'empêche d'escalader ces murs de pierre branlants. La tour gardera une part de mystère. Ce n'est sans doute pas plus mal.

mercredi 22 juillet 2015

DE CHOSES ET D'AUTRES - Faune locale

Le marché nocturne, en plus de thésauriser les calories pour l'hiver prochain, favorise les rencontres. Soit dans les files d'attente (les glaces au lait cru et bio ont un succès bœuf), soit simplement en mangeant. Les immenses tablées favorisent la convivialité. Nous avons pris place au côté d'un couple de Britanniques venus décompresser le temps d'une soirée. Avec ce délicieux accent des anglophones vivant depuis longtemps en France (la « Birkin's touch ») monsieur, chapeauté de blanc, explique qu'il est artiste. Il vient d'apposer la touche finale à son exposition estivale dans le village. Nous n'avons pas le temps de l'interroger sur son style de prédilection qu'une amie le salue bruyamment. Moins chantant, l'accent pointu est estampillé Paris. La dame, depuis peu à la retraite, passe à présent tout l'été dans sa résidence secondaire. « Depuis quand êtes-vous arrivés ? Quand repartez-vous ? Vous passerez dîner à la maison ?» Les questions sonnent aussi faux qu'un « Excusez-moi » lors d'une bousculade dans le métro parisien. Arrive une Américaine volubile. On devine plus d'authenticité, voire d'intéressement, quand la Parisienne demande si elle s'est enfin décidée à acquérir « quelque chose » dans la région. « Toujours pas. On a préféré l'Andalousie, beaucoup moins chère. On attendra de vendre notre maison de Nashville pour acheter ici... ». Malgré (ou à cause de) l'ambiance, la crise financière mondiale me revient en pleine face à la pensée de ces autres migrants économiques d'un tout autre acabit. 

mardi 21 juillet 2015

DE CHOSES ET D'AUTRES - Marché ou rêve

Une fois installés dans le presbytère de nos amis de ce hameau rural et verdoyant, se pose rapidement la question de tout vacancier encore dans le rythme d'une année d'activités intenses : on fait quoi maintenant ? Par chance nous sommes arrivés le jour du marché nocturne hebdomadaire d'un gros bourg, distant de deux kilomètres à vol d'oiseau, sept par la route aussi sinueuse que la démarche d'un touriste tombé dans un traquenard rue de la Soif à Canet. Pas le banal marché avec fruits défraîchis et habits des années 70 mais celui dit « de producteurs » où l'on peut déguster le meilleur de la gastronomie locale. Un véritable cauchemar pour ma femme qui ne désespère pas de me faire perdre ma quinzaine de kilos en trop. Entre aligot et truffade, une seule bouchée suffit à combler les besoins en calories et protéines d'une journée de régime. Tout est fait pour transformer la soirée en sommet de la convivialité. De grandes tables sont installées au centre de la place, les stands disposés autour des arcades moyenâgeuses. A trente mètres on sent la douce odeur des saucisses qui grillent. A moins que ce ne soit ces généreuses brochettes de magret de canard. D'autres fumets me titillent les narines : fromage de chèvre, melon à point, jambon sec... Bref, un rêve éveillé pour mon estomac affamé. Glandes salivaires en pleine production, je suis coupé dans mon élan quand le choix du menu tombe. « Bon, on va prendre des assiettes gourmandes : de la salade, du pâté, des rillettes et du cou farci. » « Et deux portions d'aligot... », ça y est, je bave... C'est beau l'amour.