Affichage des articles dont le libellé est sophie marceau. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est sophie marceau. Afficher tous les articles

dimanche 26 septembre 2021

Cinéma - “Tout s’est bien passé” derniers mots d’une vie

Diminué après un AVC, un père demande à sa fille de l’aider à en finir. François Ozon signe un film fort en émotion.

Emmanuelle (Sophie Marceau), par amour, organise le suicide de son père (André Dussollier) en Suisse. Carole BETHUEL/Mandarin Production/Foz

Quand André (André Dussollier), cloué dans son lit d’hôpital après un AVC demande à sa fille de « l’aider à en finir », la vie d’Emmanuelle (Sophie Marceau) bascule dans une lutte incessante entre espoir et résignation. Ce film de François Ozon, tiré du roman Tout s’est bien passé d’Emmanuelle Bernstein, inspiré de sa propre expérience, raconte le cheminement de la famille face à l’idée de suicide, de mort. On a tous, à un moment de notre vie, après avoir passé le cap de la trentaine, pensé à la vieillesse. Jusqu’où on peut s’accrocher ?  

André, 85 ans, a déjà eu plusieurs ennuis de santé. Mais cet AVC semble beaucoup plus grave. Quand il se réveille, il a le côté droit paralysé. Les risques de récidives sont importants. Emmanuelle et sa sœur Pascale (Géraldine Pailhas) se relaient à son chevet. Contre toute attente, son état s’améliore un peu. Il quitte le service de neurochirurgie où il a demandé à sa fille de l’aider à mourir pour un hôpital plus humain. Il fait des progrès, mais, à chaque visite d’Emmanuelle, il relance la discussion sur le sujet, lui demande si elle s’est renseignée, comment faire, quand, où ?

Par des touches subtiles et des flash-back distillés à bon escient, on comprend qu’entre Emmanuelle et son père cela n’a jamais été le grand amour. Il était méchant avec elle. Elle le détestait. Elle avoue à un moment, « c’était un mauvais père, mais j’aurais adoré l’avoir comme ami. » Et telle une petite fille qu’elle est un peu restée, elle se renseigne à l’Association pour le droit de mourir dans la dignité et contacte une structure en Suisse pour la dernière étape. Avec une réalité crue, Tout s’est bien passé raconte dans les détails les modalités de ce suicide assisté dans un pays qui le tolère. En France, c’est encore un sujet tabou. Voire dangereux : les personnes n’ayant pas agi pour empêcher un suicide risquent la prison pour non-assistance à personne en danger. 

Le sujet, grave et morbide, ne manque pas d’émotion, mais n’en fait pas trop. François Ozon est parvenu à mettre un soupçon de drôlerie ou d’humour dans ces scènes essentiellement tournées dans des chambres d’hôpital. Enfin, il faut saluer la performance de tous les comédiens, les deux principaux évidemment, Sophie Marceau prouvant que c’est une grande actrice, André Dussollier capable de toutes les transformations, sans oublier Géraldine Pailhas, parfaite sœur à l’écoute et Grégory Gadebois dans le costume d’un énigmatique personnage surnommé par les sœurs « Grosse merde » et qui traîne près de la chambre d’André.

“Tout s’est bien passé”, film de François Ozon avec Sophie Marceau, André Dussollier, Géraldine Pailhas

 



mercredi 14 mai 2014

DE CHOSES ET D'AUTRES - Ô sein du scandale sur les marches de Cannes

A la veille de l'ouverture du festival de Cannes, les marches rouges font toujours autant rêver. A l'heure de la crise économique, du nombre record de chômeurs et de la désindustrialisation, rien de tel que quelques images bling bling pour faire fantasmer le peuple. Même si le cinéma intellectuel et politique est mis en avant lors de la compétition, la légende de Cannes vient bien de ce mélange de strass et de paillettes.
Par exemple, qui se souvient de la Palme d'or en 2005 ("L'enfant" des frères Dardenne, de nouveau en compétition cette année) ? Personne. Par contre, en 2005 également, Sophie Marceau a marqué les esprits. Masculins essentiellement avec une robe si décolletée que le temps d'une demi-seconde elle a montré un sein glorieux quoique furtif à la planète entière et en direct.

En 1992, "Les meilleures intentions" de Billie August triomphe. Mais ce que l'on retient de cette année-là c'est la première bagarre en smoking sur les marches du Palais. Ça castagnait sec entre Jean-Claude Van Damme et Dolph Lundgren. Leur film "Universal Soldier" ne remportant pas le succès escompté, ils ont eu l'idée de cette mise en scène. Et contrairement aux médisances constantes, ils ne sont pas si mauvais acteurs puisque les agents de sécurité du festival se sont laissé berner...

Cette année, en l'absence de Sami Nacéri et de Justin Bieber, il faudra espérer la venue de Lady Gaga ou de DSK (voire les deux ensemble, bras dessus, bras dessous...) pour espérer un embryon de buzz. À moins que Sophie Marceau ne double la mise : deux seins à l'air, qui dit mieux ?

"Chronique "De choses et d'autres" (spéciale Cannes jusqu'au 26 mai) parue en dernière page de l'Indépendant ce mardi.