Quand, la quarantaine entamée, on déprime grave, incapable de se relever après un chagrin d’amour, quelle peut être la solution face à ce mal-être ? Nicolas Rey, dans son nouveau roman “La marge d’erreur“ a trouvé une solution assez radicale. Le personnage principal, Gabriel Salin, sorte de doppelgänger de l’écrivain, tousse un peu trop.
Après quelques examens poussés le diagnostic tombe : cancer des poumons. Il lui reste trois mois à vivre. Avec une marge d’erreur de quelques semaines. Quand on est dépressif, c’est cette marge d’erreur qui est intéressante.
Alors, il va se souvenir de ses amours, retrouver quelques-unes de ses compagnes, tenter de reconquérir la dernière femme de sa vie et croiser la route d’une nouvelle voisine qui, tout en étant professeur des écoles, est dotée d’une belle franchise très philosophique et va lui offrir un final en apothéose.
On pourrait détester ce mâle blanc qui a trop profité de sa vie de privilégié, mais il fait plutôt pitié et Nicolas Rey nous donne surtout l’occasion de rire de lui.
« La marge d’erreur », Nicolas Rey, Au Diable Vauvert, 18 €
