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lundi 26 septembre 2022

BD - Rire en travaillant


Le monde du travail a radicalement changé en quelques années. Métiers émergents, télétravail, management agressif… On est loin du boulot pépère qui durait toute une vie. Beaucoup regrettent. D’autres s’éclatent dans ces rapports sociaux différents. Germain Huby, auteur de BD, y trouve une source d’inspiration infinie.

Dans son dernier recueil de gags intitulé « Métro, boulot, boulot », il raconte par l’absurde ce monde du travail en mutation. Comme cet ouvrier en dépression, car il comprend, à rebours, qu’il a fait le travail d’un robot, durant des années, sur la chaîne de production. Jusqu’à se demander s’il n’est pas lui-même un robot. Le plus ridicule reste ce père qui se déguise en influenceuse mode et se filme quand il constate que sa fille, encore adolescente, « touchait cinq fois son salaire mensuel à chaque post ».

La boucle est bouclée quand, aux Tuileries, un sans-papier africain tente de vendre une petite tour Eiffel à un couple de Chinois. Réponse du mari : « J’en ai déjà des comme ça ! C’est celles que je fabrique à Zhejiang ! »

« Métro, boulot, boulot », Delcourt, 12,50 €

Chronique parue en dernière page de l’Indépendant le samedi 10 septembre 2022

dimanche 11 juillet 2021

BD - L’absurde, médicament salutaire


On doit bien l’admettre, encore plus depuis la crise sanitaire, les gens sont de plus en plus sans limites. Les réseaux sociaux se sont transformés en vaste caisse de résonance pour les plus idiots. Et maintenant que le confinement n’est plus qu’un souvenir, ils ont conservé ces pratiques dans la vraie vie. Si vous en doutez, plongez dans cette série de gags de Germain Huby, où tous les personnages vivent décomplexés.

Comme cette maman qui raconte à sa meilleure amie comment sa gosse lui tape sur les nerfs quand elle lui raconte les dessins animés qu’elle ingurgite presque 24 heures sur 24. Réponse de sa fille (7 ans) : « Je saurai m’en souvenir quand tu seras sénile ! »

En réalité, tout le monde est affreux dans cette BD très rigolote. Et, comme les dessins font penser à des photos décalquées, on a tendance à se reconnaître plus que de raison. Oui, nous sommes décomplexés, mais est-ce une bonne chose ? 

« Vivons décomplexés », Delcourt, 12,50 €