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mercredi 3 juillet 2024

Science-fiction - Sportifs du futur et « Olympiades truquées »

Tous dopés ! Et en plus ce sont des clones qui participent aux Jeux Olympiques de ce futur proche imaginé par Joëlle Wintrebert.

Paru dans une première version en 1980, puis remanié en grande partie en 1988, Les Olympiades truquées, roman d’anticipation de Joëlle Wintrebert, ressort dans la jolie collection « Les Poches du Diable » des éditions gardoises Au Diable Vauvert.

Devenue depuis une des autrices majeures du genre en France, Joëlle Wintrebert aborde de nombreux sujets devenus depuis centraux dans l’actualité quotidienne, de la problématique du genre en passant par la surveillance à outrance des adolescents. Il y est aussi question de dérèglement climatique puisqu’une partie de l’intrigue se déroule à Narbonne Plage, station balnéaire devenue fantôme depuis que la Méditerranée s’est transformée une mer empoisonnée.

Le père de Sphyrène, nageuse qui va participer aux prochains Jeux Olympiques, est un ancien viticulteur de la Clape. Il s’est reconverti dans le sauvetage de la mer et la culture de posidonies. « Lorsque la mer était calme, on pouvait voir dans sa transparence retrouvée les mulets, rascasses, blades et jusqu’aux minuscules cabassons réensemencés à partir des fermes marines frétiller autour des grandes feuilles de posidonies. »

La partie purement sportive du roman raconte comment des entraîneurs, aidés d’apprentis chimistes, mettent au point des produits pour décupler les forces des athlètes. Et terminé la sélection naturelle. Les meilleurs sont tous des clones de clones. Qui signent de juteux contrats pour dupliquer leurs gènes. « Footballeurs massifs et basketteurs à la carte, deux mètres vingt garantis. »

Mais comment trouver sa place dans la société quand on sait que l’on n’est pas véritablement humain ? C’est aussi ce qui pousse Maël, fille d’un psychologue, à fuguer. Elle a été clonée à partir des gènes de sa mère. Et le père espère ainsi faire passer, dans quelques années, Maël de fille à nouvelle épouse. Joëlle Wintrebert démontre brillament les dérives d’une société où l’homme semble perdre les dernières miettes de son Humanité.

« Les Olympiades truquées » de Joëlle Wintrebert, Au Diable Vauvert, 352 pages, 9,50 €

jeudi 10 août 2017

De choses et d'autres - Le secret des pâtes aux œufs

Rions un peu des ratés de l’alimentation moderne. Les compositions des produits sont de plus en plus détaillées sur les emballages, mais cela n’empêche pas les surprises.

Sara Errani, joueuse de tennis italienne, vient d’écoper de deux mois de suspension pour dopage. Deux mois seulement car son explication n’a convaincu qu’à moitié les juges. Ses analyses contenaient de la létrozole, médicament utilisé pour masquer la prise de testostérone. Mais d’où peut bien venir cette létrozole ? Réponse de la sportive : « des tortellinis préparés par ma mère ». Elle aussi a été dopée « à l’insu de son plein gré ». Atteinte d’un cancer du sein, la mama, par ailleurs excellente cuisinière, prend de ces remèdes. Or, au moment de préparer le plat pour sa fille, elle a laissé tomber par inadvertance un comprimé dans la casserole. Cela n’a pas gâté le goût des pâtes mais mis au chômage forcé la championne italienne qui pour le coup remporte le prix de l’explication la plus étonnante pour se disculper.

Autre affaire alimentaire, mais à une plus grande échelle, cette histoire d’œufs contaminés par un insecticide aux Pays-Bas. Le fipronil utilisé pour traiter des milliers de poules pondeuses infectées de poux et de tiques, se retrouve dans les coquilles des œufs commercialisés. Et si, au lieu de s’alarmer des conséquences négatives sur la santé des consommateurs, on découvrait les vertus de ces œufs ? Car si ça se trouve, les touristes néerlandais en vacances du côté d’Argelès (ils sont des milliers chaque été) consommateurs de mayonnaise montée à partir de ces œufs, constatent que les moustiques préfèrent piquer leurs voisins ch’tis cette année. Un scientifique me rirait au nez, mais je rêve « d’œufs répulsifs », solution miracle contre ces suceurs de sang porteurs de maladies. 

jeudi 28 août 2014

DE CHOSES ET D'AUTRES - La petite reine du gore

Le film d'horreur ultime vient d'être découvert la semaine dernière à Angoulême. En compétition lors du festival du film francophone, il a provoqué l'évanouissement de six personnes dans la salle. Un effet tel que
la projection a été interrompue et les pompiers appelés en renfort pour secourir les malades... Pourtant "La petite reine" du Canadien Alexis Durand-Brault ne s'affiche pas comme une de ces productions volontairement terrifiantes tels "Saw" ou "American Nightmare".

Il s'agit en fait d'un biopic tendance drame sportif. L'histoire d'une cycliste québécoise surprise par la patrouille en train de se doper. Les malaises commencent quand elle s'injecte les produits dopants puis manipule des poches de sang en vue d'une transfusion. Voilà comment un long-métrage qui a toutes les chances de passer inaperçu lors de sa sortie (si sortie en France il y a...) devient un phénomène qui fait causer.
Parfois, le succès d'un film dépend d'un détail que réalisateurs, acteurs et producteurs n'auraient jamais imaginé si important au moment du tournage. Sans la motte de beurre, qui se souviendrait du "Dernier tango à Paris" ? Le dernier Batman serait déjà tombé aux oubliettes sans la scène hilarante où Marion Cotillard meurt dans une déferlante de mimiques à la sauce actor's studio. "Basic instinct" se résume aux deux secondes au cours desquelles Sharon Stone croise et décroise les jambes. Alors gore ou pas gore, souhaitons simplement à "La petite reine" le même triomphe que ces trois illustres exemples.