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samedi 24 août 2024

BD - Une toile à rendre par la Brigade des Souvenirs


Nouveau projet pour les trois membres de la Brigade des souvenirs, série imaginée par Carbone et Cee Cee Mia, confiée aux pinceaux de Marko. Si la première est de Perpignan, la seconde réside à Carcassonne. La préfecture audoise se retrouve au centre de cette enquête.

Plus exactement le musée des Beaux-Arts. C’est là que Cee Cee Mia a découvert le tableau Enfant et Triton de Nicolas Maes. Cette toile fait partie des œuvres d’art spoliées par les nazis et dont on n’a pas encore retrouvé les héritiers. Une mission pour Tania, Alban et Théo, trois ados de la Brigade. Pour les besoins de l’histoire, la toile est cachée depuis des années dans une pièce secrète dans le grenier de la nouvelle maison des parents de Tania et Alban.

C’est en voyant une croix gammée à l’arrière du tableau que les trois amis se doutent que l’histoire de cet Enfant et Triton est complexe. Aidés par la conservatrice du musée, ils vont tenter d’exhumer son histoire. Et remonter jusqu’en Allemagne, dans le salon de Mme Göring.


Une enquête édifiante, menée de main de maître et complétée par un dossier très complet sur ces milliers d’œuvres d’art, conservées dans des musées en France car leurs propriétaires n’ont pas encore été formellement identifiés.

« La brigade des souvenirs » (tome 5), Dupuis, 64 pages, 13,50 €

lundi 28 novembre 2022

BD - Gare aux moules !

Après les ordures sur la plage, le jeune Clovis se retrouve aux prises avec des moules et crabes gigantesques dans le second album contant ses aventures. 

La faute à une pollution de la mer. Face à l’attaque des moules géantes, le jeune héros imaginé par Carbone et dessiné par Pauline Roland pourra bénéficier de l’aide de la chienne de sa mémé, Bonnie. 

Marrante et dynamique, cette BD a des airs très audois (Pauline Roland est de Port-la Nouvelle) et la fameuse île de l’Escagasse ressemble comme deux gouttes d’eau à l’île de la Nadière. 

« Bonnie & Clo » (tome 2), Jungle, 12,95 €


jeudi 28 avril 2022

BD - Fantômes errants


Sam aime les cimetières. Cette petite fille, qui a récemment perdu son papa, apprécie la tranquillité de ces endroits. Mais Sam a un pouvoir : elle voit les âmes errantes qui n’ont pas eu la chance de trouver le repos éternel une fois passées de vie à trépas. Voilà comment elle rencontre Louise, vieille dame enterrée anonymement dans le carré des indigents. 

Sam va tenter de retrouver l’identité de Louise et surtout lui permettre de reposer à côté de son mari. Écrite par Carbone et dessinée par Julien Monier, cette nouvelle série fantastique pour les plus jeunes permet d’avoir une vision décomplexée de la mort, simple étape dans un monde où le fantastique a droit de cité.

« Les sauveurs d’esprits » (tome 1), Dupuis, 12,50 €


jeudi 31 mars 2022

BD - Elles sont super ces trois filles


Elles sont trois, copines de collège et surtout dotées de super pouvoirs. Gwen, Lisa et Mel (aidées par Razmote, le rat de Gwen) deviennent les Rainbow Girls dans leurs costumes colorés et s’attaquent aux méchants de ce monde destiné aux jeunes de 6 à 10 ans, imaginé par Carbone et dessiné par Canac


Dans ce second volume, les profs du collège veulent maigrir et se trouvent hypnotisés pour réaliser des exactions. Les trois filles se découvriront un pouvoir de plus : devenir invisibles. 

« Rainbow Girls » (tome 2), Dupuis, 9,90 €

samedi 15 janvier 2022

BD - Le réveil du dragon



Elina est la sentinelle du Petit peuple. Cette petite fille a le pouvoir de voir les fées et autres lutins et de les protéger. Mais pour cela il lui faut une pommade magique. Elle décide d’en fabriquer un peu plus quand elle constate qu’elle n’a plus de larme de dragon. 


Va-t-elle perdre son pouvoir ? 

Ce second album d’une série écrite par Carbone et Véronique Barrau conduit la jeune héroïne dans la forêt de Brocéliande. Elle va devoir réveiller un dragon endormi et pétrifié et affronter un redoutable mage. Une BD pour les plus jeunes avec de superbes dessins très colorés de Charline Forns. 

« La sentinelle du petit peuple » (tome 2), Dupuis, 12,50 €

dimanche 15 août 2021

BD - Panique sur la plage


On retrouve Carbone au scénario de la première aventure de Bonnie et Clovis. La première est une chienne, le second un adolescent obligé de passer ses vacances chez sa mémé. Au dessin c’est une autre locale qui s’illustre puisque Pauline Roland de Port-la Nouvelle dessine ces aventures trépidantes. 

De mornes et tristes, les vacances de Clovis vont se transformer en tornade quand un globigobtout apparaît après une tempête. Ce monstre est constitué de tous les plastiques abandonnés en bord de mer. Il gobe une vache et pourrait être le responsable de la disparition de pépé René, le pêcheur de poulpes. 

« Bonnie & Clo » (tome 1), Jungle, 12,95 €

samedi 14 août 2021

BD - La brigade des souvenirs voit double


Deux scénaristes BD de la région, Carbone des Pyrénées-Orientales (même si elle a quitté le département cet été pour s’installer en Martinique) et Cee Cee Mia de Carcassonne dans l’Aude ont conjugué leur imagination pour signer une nouvelle série prometteuse aux éditions Dupuis. La brigade des souvenirs est composée de trois ados, Tania, Théo et Alban. Ils découvrent par hasard dans les ruines d’une école, une boîte de biscuits contenant une lettre où une certaine Toinette, désespérée, déclare sa flamme à un certain Ernest. Les trois intrépides (et curieux), se mettent alors à la recherche de ces amoureux. Juste pour savoir si l’histoire a bien terminé. 

Le récit, alternant scène d’aujourd’hui sur l’enquête et retours en arrière, lors du drame de Toinette, est dessiné par Marko. Et comme le programme éditorial a été bousculé à cause des confinements successifs, le tome 2 parait au même moment que le 1. Une double ration d’enquête dans le passé. Mon île adorée aborde le problème de l’exil forcé des jeunes Réunionnais dans la Creuse durant les années 60. Chaque album permet de passer de l’humour (Alban est un rigolo) à l’émotion (Tania est très romantique). Et un cahier pédagogique complète ces BD tirées d’histoires vraies. 

« La brigade des souvenirs » (tomes 1 et 2), Dupuis, 12,50 €.  

vendredi 16 juillet 2021

BD - Des héroïnes très colorées


Ancienne institutrice en maternelle, Carbone sait parfaitement trouver les mots pour toucher les plus jeunes. Avec sa nouvelle série dessinée par Hélène Canac, elle se lance dans l’histoire de super-héros. De super-héroïnes exactement.

Trois copines de classe tout ce qu’il y a de plus banal : Gwen, Mel et Lisa. Elles doivent rendre un exposé ensemble. Elles se rendent chez Gwen mais cette dernière oublie vite ses devoirs en découvrant que sa grande sœur, Lulu, a disparu. Cette jeune chimiste pleine d’avenir a été enlevée par un savant fou.


Le trio, avec l’aide de Razmote, le rat de Lulu, va découvrir la base secrète et se trouver au contact d’une matière dangereuse. Conséquence, elles développent des pouvoirs et deviennent de véritables justicières, les Rainbow Girls.

Une BD simple et rythmée, avec un dessin favorisant la lisibilité. Une série destinée aux plus jeunes et qui pourrait parfaitement se décliner sous forme de dessin animé si le succès est au rendez-vous.

« Rainbow Girls » (tome 1), Dupuis, 9,90 €

samedi 2 mai 2020

BD - Maïana égrène les jours



La scénariste Carbone a retrouvé ses repères d’auteur jeunesse pour imaginer cet album de Maïana intitulé « Le calendrier de l’Avant ». La petite fille découvre dans sa chambre un calendrier de l’avent bourré de papillotes. 
Chaque friandise dévoile un message. Comme si quelqu’un essayait de lui faire passer un message. Toutes les maximes débutent par « L’amour c’est comme… » 
Elle se demande si ce n’est pas son meilleur ami, Antonin, qui utilise ce calendrier pour lui déclarer sa flamme ? Dessinée par Pauline Berdal dans un style très coloré et « girly », l’histoire passionnera toutes les petites filles. On apprécie particulièrement la description très détaillée et réaliste de la vie familiale de la fillette, entre sa maman et son beau-père.
   
« Maïana, le calendrier de l’Avant », Miss Jungle, 11,95 €

vendredi 9 février 2018

Bande dessinée - La jolie « Boite à musique » de Bénédicte Carboneill, alias Carbone


Quatre nouvelles séries ! Bénédicte Carboneill, venue de la littérature jeunesse, vient de signer pour quatre nouvelles séries de bande dessinée avec les éditions Dupuis, celles qui publient les grands classiques Spirou ou Gaston, mais aussi les succès plus récents comme Largo Winch, Les Nombrils ou Seuls. Tout a commencé en 2016. Cette Catalane, enseignante en maternelle, après avoir publié plusieurs livres en littérature jeunesse, a décidé de changer de registre narratif en écrivant un scénario tournant autour d’une boîte à musique magique permettant à une petite fille de rejoindre un monde merveilleux (lire ci-contre).Dessiné par Gijé, cet album a véritablement été inspiré par un de ses dessins. Bénédicte a repéré sur internet ce dessin montrant une petite fille soufflant les bougies de son gâteau d’anniversaire. En face d’elle un adulte, son père sans doute. Accroché sur un mur, la photo d’une jeune femme, peut-être sa mère.

Il n’en a pas suffi de plus à Bénédicte pour imaginer toute l’histoire.Et la proposer à Gijé. Ce jeune artiste a essentiellement officié dans l’animation. La BD il ne connaissait pas. Mais il s’est laissé séduire par les arguments de Bénédicte qui au passage a pris le pseudonyme de Carbone. Le projet est envoyé à quatre éditeurs. Les retours quasi immédiats. Tous positifs.

Scénariste à plein-temps

Ce sont les éditions Dupuis qui sont les plus convaincantes pour le duo. L’album est sorti fin janvier, pour le festival d’Angoulême, après une prépublication dans les pages du journal de Spirou, exceptionnelle vitrine pour une première œuvre. Angoulême où l’accueil a été enthousiaste. Et les questions des jeunes fans ont fusé : « Est-ce qu’on reverra l’herboriste ? ». « C’est quand la suite ? » Justement la suite, elle est déjà écrite : « le scénario du tome 2 est terminé, je finalise le découpage du 3 et je sais à peu près où je vais jusqu’au 6 », explique Bénédicte.

Car « La boîte à musique » est prévue pour durer. Et Carbone ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Elle travaille sur trois autres séries, toujours chez Dupuis, dans des styles différents. Au point qu’elle n’enseignera plus à la rentrée, devenant scénariste de BD à plein-temps.

mercredi 1 novembre 2017

Cinéma - Petits escrocs, immense arnaque

CARBONE. Olivier Marchal s’inspire de l’affaire de la taxe carbone dans son nouveau film noir.


Une faille dans le système de la TVA européenne. Un tout petit manque de précision aux conséquences gigantesques. Ceux qui l’ont vu avant tout le monde, en ont profité honteusement. Résultat ce sont près de 1,4 milliard d’euros qui se sont évaporés dans la nature en quelques mois. Une arnaque à très grande échelle, mais peu spectaculaire cinématographiquement. Et le scénario original, manquait également un peu d’humanité. « Je l’ai pris en main, se souvient Olivier Marchal, pour rendre les personnages plus sympathiques. » 

Dans la vraie vie, les escrocs, toujours en fuite ou en attente de jugement, étaient déjà riches avant de se lancer dans cette opération d’arnaque à la TVA. Alors le réalisateur, ancien policier, a voulu donner un peu plus de noblesse au principal personnage. Antoine (Benoît Magimel), est le patron d’une PME. Il a repris la direction à la suite de son beau-père (Gérard Depardieu) aussi riche que despote dans ses relations familiales. Au bord du dépôt de bilan, Antoine cherche une solution dans l’urgence. Elle viendra de son comptable (Michael Youn, dans un rôle à contre-emploi où il brille particulièrement) quand il lui annonce que l’entreprise ayant de bons résultats écologiques, récupérait quelques milliers d’euros. Ou qu’elle pouvait les revendre à de gros groupes industriels très pollueurs.

■ Histoires de familles

Un véritable marché officiel du CO2 où les sommes échangées sont faramineuses. Toute l’astuce est de déposer le bilan de la société écran après avoir touché la prime et avant de rembourser la TVA à l’État. Antoine trouve deux jeunes magouilleurs, qu’il a rencontrés la nuit lors de parties de poker et s’associe à eux pour planifier la carambouille. Il a aussi besoin d’une mise de fond pour débuter. Un million en liquide qu’il demande, grosse erreur, à un truand de la banlieue.

Le film, bâtit comme un thriller sur le plan, classique mais efficace, de l’ascension puis de la chute, loin de se perdre dans les explications forcément complexes de l’escroquerie, se focalise sur les personnalités de la bande. Magimel joue un homme humilié, voulant sa revanche et prêt à tout pour prendre le dessus sur son beau-père et conserver la garde de son fils. Les deux frères, aux tempéraments opposés, sont unis dans l’action mais se séparent quand il faut savoir raison garder. Le premier (Gringe), marié, bon père, pense avant tout à préserver l’avenir de sa famille. Le second, flambeur, cocaïnomane, impulsif, est borderline. La dégringolade, en partie, viendra de lui, incapable de s’arrêter dans ses délires de nouveau riche.

Un film de mecs mais avec deux grands rôles de femmes. Le premier pour Dani. La chanteuse, toujours amoureuse de Perpignan interprète la mère des deux frères. Une sorte de louve, capable de tout pour les protéger. Une femme en roc, qui n’a pas froid aux yeux et correspond au tempérament de Dani qui reconnaît, sourire en coin, « Moi aussi j’ai deux garçons, j’aurais pu être cette femme-là. » Quant à Laura Smet, elle joue une femme follement amoureuse de Benoît Magimel. Au point que quand on veut l’atteindre, c’est à elle qu’on s’en prend. Film noir et violent, « Carbone » a le goût d’un documentaire mais sans le CO2 et les tableaux Excel et beaucoup d’action, de fric et de passion désespérée. 

➤ « Carbone »,  film policier d’Olivier Marchal (France, 1 h 44) avec Benoît Magimel, Gringe, Idir Chender, Dani, Gérard Depardieu